Filiatus
Maître Poète
En passant par le sentier
Une ronce m'accrocha
Et d'une fausse amitié
Ses mûres me présenta
Elles étaient si charnues
Que je n'y résistai pas
Et de ma main trop tendue
J'en arrachai deux ou trois
La dernière fût fatale
Je perdis mon équilibre
Et vers la fleur cannibale
Je tombai en chute libre
Heureusement un passant
Me sortit de ce pétrin
Et voyant mes mains en sang
Appela un médecin
On banda mes plaies brûlantes
Puis sans me dire un seul mot
Toutes sirènes hurlantes
On m'emporta vers l'hosto
On me mit dans un lit blanc
Que je rougis de mes lèvres
Puis m'endormis doucement
Dans la souffrance et la fièvre
Le lendemain le docteur
Qui passait de lit en lit
Arrivant à ma hauteur
D'un ton goguenard me dit :
"Vous n'avez pas de griffures
C'était une impression fausse
Car votre unique piqûre
Fut contre le tétanos
Et le sang de vos blessures
Qui coulait abondamment
C'était du bon jus de mûres
Car vous êtes un gourmand !"
Heureux, je sortis du lit
Mais mon lit se transforma
Mes draps avaient rétrécis
Et durci mon matelas
J'étais au fond d'un taillis
Le corps recouvert de mûres
Je m'étais évanoui
Me disais-je en un murmure
Que cette histoire vous plaise
Ou bien qu'elle vous rebute
Sachez que dans toute thèse
Il faut toujours une chute
Une ronce m'accrocha
Et d'une fausse amitié
Ses mûres me présenta
Elles étaient si charnues
Que je n'y résistai pas
Et de ma main trop tendue
J'en arrachai deux ou trois
La dernière fût fatale
Je perdis mon équilibre
Et vers la fleur cannibale
Je tombai en chute libre
Heureusement un passant
Me sortit de ce pétrin
Et voyant mes mains en sang
Appela un médecin
On banda mes plaies brûlantes
Puis sans me dire un seul mot
Toutes sirènes hurlantes
On m'emporta vers l'hosto
On me mit dans un lit blanc
Que je rougis de mes lèvres
Puis m'endormis doucement
Dans la souffrance et la fièvre
Le lendemain le docteur
Qui passait de lit en lit
Arrivant à ma hauteur
D'un ton goguenard me dit :
"Vous n'avez pas de griffures
C'était une impression fausse
Car votre unique piqûre
Fut contre le tétanos
Et le sang de vos blessures
Qui coulait abondamment
C'était du bon jus de mûres
Car vous êtes un gourmand !"
Heureux, je sortis du lit
Mais mon lit se transforma
Mes draps avaient rétrécis
Et durci mon matelas
J'étais au fond d'un taillis
Le corps recouvert de mûres
Je m'étais évanoui
Me disais-je en un murmure
Que cette histoire vous plaise
Ou bien qu'elle vous rebute
Sachez que dans toute thèse
Il faut toujours une chute