J’attends la délivrance de sa faux macabre. Le visage hideux du squelette poisseux Rend euphorique mon être qui se délabre, Et va m’éloigner de mes malheurs sirupeux. Qu’elle me trifouille et démêle mon cerveau. Elle doit déchirer la souffrance de mon corps, Puis ensevelir, ce mal, près de mon caveau, Pour que deux amants puissent jouir de son trésor. Je vais me couvrir de son souffle désirable, Assombrir les tableaux qui assaillent ma rate, Boire le parfum cuivré des sangs adorables, Afin que la Mort gagne la douleur pirate. L’enfer me sera moins néfaste que ce monde, Je n’y laisserai que ma douleur vagabonde.