Filiatus
Maître Poète
Avant d'écrire cette page
Je ne connaissais pas très bien
L'histoire de ce personnage
Depuis, je reste sur ma faim
Car, après trois ou quatre strophes
Comme l'aurait dit Jean Gabin
À propos de ce philosophe
"Je sais bien que je ne sais rien"
Montesquieu est un homonyme
C'est un noble, un baron je crois
Son véritable patronyme
C'est Charles-Louis de Secondat
Il naît au château de La Brède
En Gironde près de Bordeaux
Et à l'ombre de ses pinèdes
La nurse pousse son landau
Fâcheusement, sa mère meurt
En mettant au monde un enfant
La famille est dans la douleur
Charles-Louis vient d'avoir sept ans
À onze ans il suit des études
Dans la grande ville à côté
À vingt ans un peu plus au sud
Il est à l'université
Dès qu'il décroche sa licence
Il est avocat à Paris
Et lie nombre de connaissances
Dans le milieu des érudits
Mais bientôt son père décède
Lors, selon la coutume noble
Il hérite au bourg de La Brède
Du château et de ses vignobles
Sur ses terres, le fils prodigue
Cherche une femme à épouser
Il trouve Jeanne de Lartigue
Dont la dot est démesurée
Dans son château sur l'Atlantique
Une plume d'oie à la main
Il écrit sur la "Politique
Religieuse au temps des Romains"
Par une chance peu commune
Il hérite encor' d'un parent
Qui lui lègue titre et fortune
Et une charge au Parlement
Mais Montesquieu est trentenaire
Et seul pour lui compte l'argent
Aussi comme un homme d'affaires
Il vend sa charge au plus offrant
Il s'intéresse un peu aux sciences
Il lit beaucoup et même écrit
Réalise des expériences
Et intègre l'Académie
Mais sa nature littéraire
Reprend ensuite le dessus
Et dans une œuvre épistolaire
Charles se lance à corps perdu
Son roman "Les Lettres persanes"
Sort en mil sept cent vingt et un
C'est une vision musulmane
Des mœurs de l'occident chrétien
Sa réputation est si forte
Qu'aux chaires des grandes écoles
On lui ouvre grandes les portes
L'antichambre de la Coupole
Ainsi, à Louis XV ne plaise
Montesquieu tout auréolé
Entre à l'Académie française
Laissant le roi fort contrarié
Fort de son nouvel habit vert
À travers l'Europe, il voyage
Puis reste un an en Angleterre
À mettre ses idées en pages
"Considérations sur les causes
De la grandeur des Romains, et
De leur décadence", on suppose
Qu'il avait lu Pline l'Aîné
Cet ouvrage, il le parachève
Pendant quatorze ans et six mois
Et quand il paraît à Genève
Il a pour nom : "L'Esprit des Lois"
Son succès est considérable
Dans les milieux, dits éclairés
Mais ce livre est insupportable
Pour le roi et messieurs les curés
Si son œuvre subit le blâme
Du roi de France jusqu'au Pape
Partout en Europe on l'acclame
Et son livre se vend sous cape
Montesquieu a la soixantaine
Il n'est pas vraiment bien portant
Il écrit encore avec peine
"Lysimaque", un dernier roman
Un an plus tard, d'apoplexie
Il quitte le sol des vivants
Pour retrouver le Saint-Esprit
Mais pas des Lois, évidemment
Je ne connaissais pas très bien
L'histoire de ce personnage
Depuis, je reste sur ma faim
Car, après trois ou quatre strophes
Comme l'aurait dit Jean Gabin
À propos de ce philosophe
"Je sais bien que je ne sais rien"
Montesquieu est un homonyme
C'est un noble, un baron je crois
Son véritable patronyme
C'est Charles-Louis de Secondat
Il naît au château de La Brède
En Gironde près de Bordeaux
Et à l'ombre de ses pinèdes
La nurse pousse son landau
Fâcheusement, sa mère meurt
En mettant au monde un enfant
La famille est dans la douleur
Charles-Louis vient d'avoir sept ans
À onze ans il suit des études
Dans la grande ville à côté
À vingt ans un peu plus au sud
Il est à l'université
Dès qu'il décroche sa licence
Il est avocat à Paris
Et lie nombre de connaissances
Dans le milieu des érudits
Mais bientôt son père décède
Lors, selon la coutume noble
Il hérite au bourg de La Brède
Du château et de ses vignobles
Sur ses terres, le fils prodigue
Cherche une femme à épouser
Il trouve Jeanne de Lartigue
Dont la dot est démesurée
Dans son château sur l'Atlantique
Une plume d'oie à la main
Il écrit sur la "Politique
Religieuse au temps des Romains"
Par une chance peu commune
Il hérite encor' d'un parent
Qui lui lègue titre et fortune
Et une charge au Parlement
Mais Montesquieu est trentenaire
Et seul pour lui compte l'argent
Aussi comme un homme d'affaires
Il vend sa charge au plus offrant
Il s'intéresse un peu aux sciences
Il lit beaucoup et même écrit
Réalise des expériences
Et intègre l'Académie
Mais sa nature littéraire
Reprend ensuite le dessus
Et dans une œuvre épistolaire
Charles se lance à corps perdu
Son roman "Les Lettres persanes"
Sort en mil sept cent vingt et un
C'est une vision musulmane
Des mœurs de l'occident chrétien
Sa réputation est si forte
Qu'aux chaires des grandes écoles
On lui ouvre grandes les portes
L'antichambre de la Coupole
Ainsi, à Louis XV ne plaise
Montesquieu tout auréolé
Entre à l'Académie française
Laissant le roi fort contrarié
Fort de son nouvel habit vert
À travers l'Europe, il voyage
Puis reste un an en Angleterre
À mettre ses idées en pages
"Considérations sur les causes
De la grandeur des Romains, et
De leur décadence", on suppose
Qu'il avait lu Pline l'Aîné
Cet ouvrage, il le parachève
Pendant quatorze ans et six mois
Et quand il paraît à Genève
Il a pour nom : "L'Esprit des Lois"
Son succès est considérable
Dans les milieux, dits éclairés
Mais ce livre est insupportable
Pour le roi et messieurs les curés
Si son œuvre subit le blâme
Du roi de France jusqu'au Pape
Partout en Europe on l'acclame
Et son livre se vend sous cape
Montesquieu a la soixantaine
Il n'est pas vraiment bien portant
Il écrit encore avec peine
"Lysimaque", un dernier roman
Un an plus tard, d'apoplexie
Il quitte le sol des vivants
Pour retrouver le Saint-Esprit
Mais pas des Lois, évidemment
