Monsieur Peynet...
Ah! Monsieur Peynet savez-vous comme l'encre coula,
Quand penché sur votre table à dessin d'un air rêveur,
Vous avez imaginé avec tant de douceur, ces amoureux...
Ah! Depuis vous je ne me souviens pas, ou alors si peu,
D'avoir passé une Saint Valentin sans un de vos cœurs,
Inscrit aux registres du rouge passion de cet amour là...
Des bancs publics aux chambres de bonnes fleurissait
La fleur des cœurs aux doux pétales de velours rouge,
A l'encre de Chine vous avez tracé les vers d'un peintre,
A la plume, ou de vos pinceaux caressé leurs étreintes
Comme un cliché destiné à la postérité, où seul bouge
Le chiffre de l'année, grâce à vous Monsieur Peynet...
Comme ils sont attendrissants vos jolis personnages,
Se serrant l'un contre l'autre cernés d'oiseaux blancs,
Et voletant au-dessus de leurs têtes auréolées d'amour,
Gazouillant l'hymne à la joie d'un Printemps alentour...
Pour plus de beauté, vous avez immortalisé leurs élans,
En crayonnant de petits cœurs écarlates sur vos Pages...
J'ai le souvenir d' avoir été le sosie de cartes postales,
Bien sûr j'ai vieilli, mais mon cœur portera la jeunesse
En flambeau au grand autel sacré de l'amour éternel...
Vous, les Valentin et les Valentine, voyez cette étincelle
Au fond de vos yeux, et couvrez l'autre de vos tendresses.
Quatorze Février ! Un rendez-vous où l'amour exalte !
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