marcmarseille
Nouveau poète
mosieur Désir
J'avais 20 ans,il y a plus de 30 ans,.J'écoutais une émission sur France Inter, "l'oreille en coin" avec une rubrique "Dans le port de Paramaribo, il y a une rue qui monte et qui ne descend jamais" de Daniel Mermet.Mermet racontait des histoires d'amour sur fond de musique douce.Je me rappelle cette histoire, j'ai essayé de la ré-écrire ( en moins bien sûrement), ...Mettez une musique douce ( moi,c'est "River of no return" de Marilyn Monroe) et ..en route dans les rêves de Mermet ( et les miens) :
J’ai longtemps hésité devant la vitrine, puis… je me suis lancé et je suis entré dans la boutique…
- Monsieur désire ?
Oui, c’est ça, c’est bien ça …C’est bien mon nom, mais comment me connaissez vous?
- Oh, nous sommes une très ancienne maison, Monsieur Désir !!! Nous avons vu passer tant de monde !!!Que puis je pour vous, Monsieur Désir ?
C'est-à-dire .., je voudrais acheter, enfin.., trouver un amour, trouver l’amour. J’ai les moyens…,Je me suis tellement retenu d’aimer, j’ai tellement économisé sur mes sentiments pendant des années, … j’ai les moyens…
- Et, quel genre d’amour, Monsieur Désir ? Nous en avons tellement en rayons :
* Un amour passion avec cadillac, champagne, soupers fins, drame et folie, un amour à la Gatsby le magnifique ?
* Ou bien, un amour à la James Bond, vous, tout en virilité, smocking et Aston Martin et elle, en bas résille et robe fourreau ?
* ou bien encore, un modèle qui marche très bien, l’amour engagé, elle et vous sur les barricades et la nuit , vos corps furieusement enlacés dans une chambre d’hôtel du quartier latin …
* Ou bien l’amour fureur avec cris, larmes, coups de pistolets, fuite dans la nuit, l’amour Bonny and Clyde ?
Non , non !!! Rien de tout ça. ..Ce que je voudrais, c’est rencontrer une femme, une vraie, une qui ait beaucoup vécu et qui n’y croirait plus ou bien, juste un peu.. Une femme que je prendrais par la main et qui m’amènerait regarder un lever de soleil, une qui m’apprendrait à écouter, de jours en jours, une dont le parfum, la douceur de la voix, la chaleur des seins, la tiédeur du ventre me ferait oublier ce froid que j’ai au cœur …
Mais, Monsieur Désir, ce que vous demandez, ce que vous voulez, c’est l’Amour, le vrai, un véritable amour !!!
Oui, c’est ça, c’est bien ça, c’est exactement ça…
Mais, un amour comme ça, Monsieur Désir, ça n’existe pas. C’est juste bon pour les contes d’enfants. Nous sommes une maison sérieuse, nous ne proposons pas ce genre d’articles…Je suis désolé, Monsieur Désir, je suis vraiment désolé…
Alors, je suis sorti de la boutique. Avec tous mes sentiments économisés, inutiles, accumulés en travers du cœur…
J’ai marché, longtemps, longtemps, droit devant, sans savoir où j'allais. Il pleuvait. si j'avais appris, j'aurai pleuré…
Et puis, il y a eu ce portail, face à moi. J’ai sonné. Un escalier ancien, des marches de pierre, une porte…
La porte s’est ouverte, une silhouette élégante, deux longues jambes magnifiques, un parfum, une voix douce :
« Bonjour, vous voulez entrer ? Mon prénom, c’est Plaisir… »
Plaisir ? et votre nom ?
« Plaisir, c’est assez et vous ? »
Moi, euh, je ne sais plus, je crois que je n’ai plus de nom …
« Alors, Monsieur sans nom, entrez, une heure ou deux…Regardez, il pleut déjà moins et je sais que le soleil va bientôt se lever !!! »...
J'avais 20 ans,il y a plus de 30 ans,.J'écoutais une émission sur France Inter, "l'oreille en coin" avec une rubrique "Dans le port de Paramaribo, il y a une rue qui monte et qui ne descend jamais" de Daniel Mermet.Mermet racontait des histoires d'amour sur fond de musique douce.Je me rappelle cette histoire, j'ai essayé de la ré-écrire ( en moins bien sûrement), ...Mettez une musique douce ( moi,c'est "River of no return" de Marilyn Monroe) et ..en route dans les rêves de Mermet ( et les miens) :
J’ai longtemps hésité devant la vitrine, puis… je me suis lancé et je suis entré dans la boutique…
- Monsieur désire ?
Oui, c’est ça, c’est bien ça …C’est bien mon nom, mais comment me connaissez vous?
- Oh, nous sommes une très ancienne maison, Monsieur Désir !!! Nous avons vu passer tant de monde !!!Que puis je pour vous, Monsieur Désir ?
C'est-à-dire .., je voudrais acheter, enfin.., trouver un amour, trouver l’amour. J’ai les moyens…,Je me suis tellement retenu d’aimer, j’ai tellement économisé sur mes sentiments pendant des années, … j’ai les moyens…
- Et, quel genre d’amour, Monsieur Désir ? Nous en avons tellement en rayons :
* Un amour passion avec cadillac, champagne, soupers fins, drame et folie, un amour à la Gatsby le magnifique ?
* Ou bien, un amour à la James Bond, vous, tout en virilité, smocking et Aston Martin et elle, en bas résille et robe fourreau ?
* ou bien encore, un modèle qui marche très bien, l’amour engagé, elle et vous sur les barricades et la nuit , vos corps furieusement enlacés dans une chambre d’hôtel du quartier latin …
* Ou bien l’amour fureur avec cris, larmes, coups de pistolets, fuite dans la nuit, l’amour Bonny and Clyde ?
Non , non !!! Rien de tout ça. ..Ce que je voudrais, c’est rencontrer une femme, une vraie, une qui ait beaucoup vécu et qui n’y croirait plus ou bien, juste un peu.. Une femme que je prendrais par la main et qui m’amènerait regarder un lever de soleil, une qui m’apprendrait à écouter, de jours en jours, une dont le parfum, la douceur de la voix, la chaleur des seins, la tiédeur du ventre me ferait oublier ce froid que j’ai au cœur …
Mais, Monsieur Désir, ce que vous demandez, ce que vous voulez, c’est l’Amour, le vrai, un véritable amour !!!
Oui, c’est ça, c’est bien ça, c’est exactement ça…
Mais, un amour comme ça, Monsieur Désir, ça n’existe pas. C’est juste bon pour les contes d’enfants. Nous sommes une maison sérieuse, nous ne proposons pas ce genre d’articles…Je suis désolé, Monsieur Désir, je suis vraiment désolé…
Alors, je suis sorti de la boutique. Avec tous mes sentiments économisés, inutiles, accumulés en travers du cœur…
J’ai marché, longtemps, longtemps, droit devant, sans savoir où j'allais. Il pleuvait. si j'avais appris, j'aurai pleuré…
Et puis, il y a eu ce portail, face à moi. J’ai sonné. Un escalier ancien, des marches de pierre, une porte…
La porte s’est ouverte, une silhouette élégante, deux longues jambes magnifiques, un parfum, une voix douce :
« Bonjour, vous voulez entrer ? Mon prénom, c’est Plaisir… »
Plaisir ? et votre nom ?
« Plaisir, c’est assez et vous ? »
Moi, euh, je ne sais plus, je crois que je n’ai plus de nom …
« Alors, Monsieur sans nom, entrez, une heure ou deux…Regardez, il pleut déjà moins et je sais que le soleil va bientôt se lever !!! »...