• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Monsieur Chang et son braque (partie 2)

Filiatus

Maître Poète
Devant les cris d'orfraie
Que poussa le cabot
Monsieur Chang aussitôt
Mit fin à son projet

Il toisa ses semelles
Et gratta quelques chiures
Pour mettre en garniture
Sur ses nids d’hirondelles

Puis il se mit en route
Car il était très tard
Quand soudain le clébard
Auteur du fameux prout

Surgit de nulle part
Aboyant à tue-tête
Plus pour lui faire fête
Que lui mordre le lard

Le cuistot avant tout
Orfèvre en sa cuisine
Se souvenant qu’en Chine
On mangeait les toutous

Accueillit le molosse
Avec empressement
Lui coupant en rêvant
La viande jusqu’à l’os

Et si au bord du poêle
Il débourrait un seau
De pâtés impériaux
Ce serait l’idéal

Près de son nouveau pote
Le chien faisait des bonds
Quand le vieux marmiton
Lui montra la gargote

« Voilà ton nouveau toit »
« Ta nouvelle demeure »
« Pour tes dernières heures »
Ajouta-t-il, tout bas

Sitôt dit, sitôt fait
Monsieur Chang assomma
Le mâtin d’un coup bas
Ce qui eut pour effet

Tant le chien était fort
De sectionner en deux
Le corps du maître-queux
Qui tomba raide mort

Alors le pauvre chien
Courut la larme à l’œil
Se cacher sous les feuilles…
Pour faire ses besoins

Une crotte de chien
Cachée sous le feuillage
Attendait le passage
D'un fringant mocassin

[fin]
 
Retour
Haut