Monde, Tu t'es perdu.
Le ciel attristé pleure des larmes de suie
Quand l'homme se croit plus fort que lui,
Il éveille les volcans, souffle sur la plaine
Déchire ses voiles gris en éclairs de haine...
Apeurée, la terre vient hurler ses douleurs
Sous le croissant de lune aux rais d'argent,
Appelle les myriades étoilées du couchant
Qui dansent sur la toile ébène des horreurs...
Le monde s'endort, en rêvant à la sérénité
Espère trouver l'enchantement des laudes,
Folle promesse de sa nocturne embardée...
Mais la vie qui butine, le surprend à l'aube....
La tête perdue dans l'or froid des infâmes,
Il pense aux disparus, à ces millions d'âmes
Qui le regardent, les supplie de lui accorder
Près d'elles quelques places pour l'éternité...
Au ciel chantent larmes de sang et de pluie,
Monde tu t'interroges, tu es maître de l'ennui
Pour ton grand malheur, tu veux tout dominer !
Ô ! cher bonheur, où donc as-tu caché ta clé ?
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