tieram
Maître Poète
Monde parfait ou… Presque
De mon esprit s’éveille un monde imaginaire,
S’il n’est pas de bon goût n’ayez aucun souhait,
Rêver est cet instinct ; Que je ne puisse extraire,
Mourant peu sous sa coupe au bon sens se défait ;
C’est dans l’espace un monde au-delà des étoiles
Où brille une clarté ; deux lunes pour un soleil
Ma terre orangée ou les fleurs poussent sur voiles,
Une brise éternelle épuise un ru vermeil,
Sur sorte de chêne, une branche en épine,
Haut perchée en sa cime où je goutte aux fruits bleus,
Ailée de voile en cœur de couleur d’aubépine.
Et je vole au-dessous des nuages brumeux,
Un éclat du ciel s’ouvre au-dessus d’une ville,
Illuminant une âme en pèlerin prieur,
Sous ce clair dôme illustre où tient un air agile,
Fait un effet d’éclairs, d’un champ divin seigneur,
Un monde où la paix règne en dame absolue,
L’amour coulant sur onde, éternel excitant,
Tout ce qu’il peut donner comme une joie afflue
Point de haine éprouvée éclabousse un instant,
Puisque cette parure étant d’aucun ombrage
S’émeut de perle en pluie une symphonie vit,
Au centre épanoui s’exhibe un sillon sage,
Où s’étend une terre, un royaume interdit.
Quand bien même n’est-il pas certain d’une existence ?
C’est une illusion, d’un esprit créatif,
Qui vous invite à lire en cette contenance
Sur ces vers anodins tirés par mon long tif.