iboujo
Maître Poète
Mon tout petit moineau,que tu as du souffrir Si seule et isolée dans ta grande maison, Attendant en vain,du printemps la floraison Avec la pluie tombant jusqu'à n'en plus finir. Et puis jour aprés jour tu te sentais plus mal, Mais jamais tu n'aurais voulu déranger, Et tu restais la,sans gémir,sans bouger, Pour affronter la Mort en combat inégal. Que certaines journées ont du te sembler vides A espérer en vain un toc- toc amical, Pauvre maman ,comme j'ai du te faire mal A habiter si loin,égoiste et candide. Et quand le mal venait,je sais quelle terreur Tu as du ressentir pauvrette abandonnée, A rester la,par terre, sans pouvoir te lever, Quelle affreuse angoisse a du te serrer la coeur. Et en ce dernier jour que t'es t il arrivé? J'ai vu des choses atroces qui me hantent encore, Des choses qui disaient la detresse d'un corps, Qui arrive à sa fin sans pouvoir s'esquiver. Je te vois t'accrochant dans un dernier effort Pour regagner ton lit,ton supreme refuge, Avant de t'effondrer,attendant le Grand Juge, Epuisée,résignée à accepter la mort. Je pense que ta fin fut une délivrance, Car tu ne luttais plus, trop lasse de la vie, Tu n'avais plus d"espoirs,tu n'avais plus d'envies, Et tu avais besoin de trés longues vacances. Alors tu as laissé la bougie s'assoupir, La flamme vacillante s'est éteint à jamais, Arretant la torture qui te meurtrissait, Mon tout petit moineau, que tu as du souffrir.... A mon fils..!!!!!....!!!!!... De sa Mamie et de sa Maman.... , ,