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Mon monde ( concours)

isa90

Maître Poète
Mon monde
Au nord, les vertes prairies gorgées de fleurs et d’herbes bien grasses
Nous offrent un sentiment d’immensité, un bien être où l’on se prélasse
Au milieu d’un pré, allongé, à écouter les oiseaux printaniers s’activer
Aller et venir pour offrir une demeure douillette à leur future nichée.
A l’orée de la forêt, la sève juteuse des sapins légèrement mentholés
Vous donne envie de respirer à plein poumons cet air rempli de sérénité.

A l’est, le soleil se fait aussi discret que le jaune pastel d’un poussin frileux
Qui sort de sa coquille avec, alentours, un regard inquiet mais si curieux
De découvrir, cette corne d’abondance remplie des trésors de la terre,
Et Les belles jeunes filles insouciantes, sous la chaleur de l’été, espèrent
Un avenir, tant de fois rêvé au fond de leur lit, où le bonheur irradiera
Sous la forme d’un anneau d’or amoureusement glissé à leur doigt.

A l’ouest, l’astre rougeoie dans un dégradé orangé de plus en plus foncé
Qui décline silencieusement, nonchalamment vers le soir trop vite arrivé.
Les couleurs de l’automne apportent son lot de souvenirs nostalgiques
Dans le ciel bientôt obscurci, où une dernière fois, le dieu Râ, magnifique
Explose d’un rouge volcanique, avant de s’éteindre tout naturellement
Dans la nuit sidérale, sans bruit, pour renaitre au matin suivant.

Au sud, l’océan se décline dans des tons hivernaux, floconneux gris bleutés
Où, sur la gamme des sentiments, les notes cristallines finement ciselées
Se posent en lancinantes vagues irisées, échouées au rythme des regrets
De tous ces millénaires passés où l’homme savait savourer avec respect
Les bienfaits de notre mère Nature, qui danse encore au diapason, à l’unisson
Tandis que l’humain, aujourd’hui devenu sourd, ne cesse de défier les saisons.

Et au milieu, il y a mon « chez moi » et mon jardin qui embaume le lilas
Les violettes, les fuchsias en un beau bouquet posé sur la table de la véranda
Où un suave parfum de volupté et de plaisir s’étale comme une étole soyeuse
Jusque dans ma chambre à coucher où mes pensées les plus audacieuses
Viennent se lover dans les draps mauves de mes désirs qui frémissent déjà
A l’idée que tu viennes les froisser en venant te blottir, enfin, tout contre moi.
 
Hummm, que c'est appréciable ce texte particulièrement la chute finale en ton chez toi ce nid douillet réconfortant,
Le titre est bien choisi.
 
c'est très beau, idyllique...bravo! pour cette médaille bien méritée...Amitiés....+v....Lys
 
coucou félicitations ma zaza, un gros travail que ce texte(pitié!! me dit pas que tu l'as pondu(allusion au poussin ) en dix minutes!!)
Bon ce n'est pas mon préféré sur ta page( vers trops longs à mon goût) mais le voyage vaut le détour, une belle promenade dans un superbe tableau. tu m'invites quand????
ziboouuuussssss
 
Magnifique et bravo pour cette médaille amplement méritée.......Un grand Merci pour ton soutien Isa....Je t'embrasse fort........Katy-Ann
 
Il semble difficile de penser qu'on puisse faire rimer "mentholés" avec "sérénité"... Car en effet, le jury a sans doute oublié que ces deux mots ne riment pas comme beaucoup d'autres d'ailleurs.
Je n'aime pas la tonalité des vers qui sont, à mon goût, trop plats. "les violettes, les fushias en un beau bouquet posé sur la table de la véranda". J'ai beau lire ce vers, et le poème tout entier, je ne ressens absolument rien.
Je suis désolé de vous faire une critique si violente mais pour moi votre écrit ne mérite pas la première place.
 
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