Lafelyne
Nouveau poète
J’ai toujours vécu dans un monde imaginaire
Un monde ou je me préserve coûte que coûte de tout ce qui peut m’ébranler
Pourtant le vingt quatre Décembre de mes quatorze ans, en arrivant dans notre nouvelle maison
L’amour m’aborde et m’invite gentiment
J’accepte et m’y rend naïvement
Sans même me douter un instant qu’il sera pour toujours ma douce prison
Dès son premier sourire, je senti cet éclair foudroyant transpercer chaque cellules de mon être
Pour finalement enchaîner mon pauvre petit cœur
Car dès ce jour, il devint le bourreau de ma fragile et petite âme
Et mon calvaire commença car les sentiments qui naissaient secrètement en moi
Me déchirant brutalement de mon monde fictionnel et prodigieux
Pour me rapatrier dans l’ombre néfaste de la triste et cruelle réalité
Me happant sournoisement pour me laisser seule et effarer dans cette minuscule cellule faite entièrement d’indéfectibles barreaux
Puis portant ce fardeau des années durant, sans aucun cas laissé paraître mon émoi
Nous fûmes amis tout ce temps
Pourtant à mes dix neuf ans
Ce qui restait de mon cœur se disloqua par la lourdeur de l’amour qui laissait place à la passion
Je vomi donc tous ces mots qui restaient enfermés
Tel de l’absinthe qui bouillonnait en moi après les ravages d’un typhon
Terroriser et décourager de n’avoir su contenir tous ces maux
Je me désagrégeais, jusqu’au jour ou, à ma porte, tu vins frapper timidement
M’annonçant que tu voudrais tenter quelque chose qui, à ce divin moment me paru majestueux
Et mes chaînes se rompirent, me rendant aussi vive et douce que dans la bouche d’un mendiant, le miel
Comme le coton au vent je me laissai emporter pleine de légèreté
Je me senti pousser des ailes, croyant enfin retrouver ma liberté
Le bonheur m’envahi mais la vie insipide et mesquine
Nous guettais, tapi au détour du chemin
Aussi nous martela t’elle, si puissamment, que bien des fois nous fûmes séparés
Trop épuiser pour nous tenir mutuellement bien serrer
Cruelle et pathétique, elle qui dans ces perfides machinations ne se doutais un instant nous rendre plus fort
Nous poussâmes à passer un pacte d’amour nous scellant pour toujours et à jamais
Nous revoilà réunis après maintes et maintes combats, pas rassurés, mais victorieux du passé
Unis et plein d’espoir, pour affronter devant nous l’indicible et avide avenir.
Comme la lave en fusion mon sang dans mon corps ne fit qu’un tour
Quand terrifier tu me sens, m’attirant à toi, et sans relâche si doucement m’étreint
Néanmoins sous l’emprise du joug de tes baisers
J'aimerais me rebeller mais tu me sens fondre constamment
C’est alors que nous couvre de son paisible alizé, la nuit pleine de sensualité
Mélangeant sans cesse à la croisé du jour et du crépuscule
Nos corps assoiffés l’un de l’autre qui entrent en communion
Jusqu’aux premières et si jolies lueurs de l’aube enchantée
Par nos exquises folies, des heures accomplies qui nous ont éreintés
Et je sens se poser tel un suave câlin sur moi ton regard inconquis mais tout de même langoureux
Pour finir, je me soumets enfin à l’évidence, sous les mélodieux rayons de soleils qui s’éveil sur mon corps en cadence, tirer de force par le jour naissant
Puis je te dis soudain :
« _ tu es mon meilleur ami, mon amour, mon cœur.
C’est pour cela que je souhaite rester ton unique prisonnière amarrer à ton port, jusqu’à la fin de ma vie. »