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Mon dieu, s'qu'elle était belle

pierreorchid

Nouveau poète
Je l'ai rencontrée un soir au milieu du carré,
C'était un de ces soirs ou elle a presque du m'ramasser,
C'était une soirée, comme les autres, bien arrosée,
C'était une soirée où, une fois d'plus j'étais bourré.
Mais ce soir là était pas comme les autres, j'le savais,
Cette fille là c'est clair elle me plaisait,
Et quand j'lui ai d'mandé de m'embrasser elle a d'abord refusé,
En m'disant qu'elle elle n'étais pas assez bourrée,
Mais à force de persévérance, elle a fini par accepter,
Et depuis ce jour là une histoire était née.
J'savais pas si ce s'rait éphémère ou ci ca allait durer,
J'savais pas où la vie allait nous mener,
Si le chemin pour nous était tout tracé,
Ou si dans la brousse on devrait batailler.
De toute manière je m'en foutais, je n'voyais qu'elle,
Et ce soir là, mon dieu s'qu'elle était belle.

Le lendemain, c'est la misère, j'ai mal au crâne,
Mes potes s'étaient barrés sans moi, quoi d'plus normal,
Je me suis réveillé dans un endroit qui m'était inconnu,
Et à mes côtés, elle était là, allongée, nue.
C'est alors que les questions se sont bousculées dans ma tête,
Mais c'est normal, chaque fois c'est pareil, chuis bête,
Voudra-t-elle qu'on se revoit, je sais pas, peut-être,
J'espère seulement que rien elle ne regrette.
Puis elle s'est retournée et m'a regardé droit dans les yeux,
Comme pour me faire comprendre que ne rien dire, c'était mieux,
Alors que tout ce que j'voulais savoir c'est si on allait être deux.
C'est alors que dans mes bras elle est venue se serrer,
Que lentement de mes lèvres elle s'est approchée,
Et que comme pour me répondre oui, elle m'a embrassé,
Et c'est là que toutes mes questions se sont dissipées.
De toute manière je m'en foutais, je n'voyais qu'elle,
Et c'matin là, mon dieu s'qu'elle était belle.

Puis la journée est passée, et l'heure de partir était arrivée,
Mais c'était décidé, on allait se retrouver,
Commencer par s'écrire et se téléphoner,
Commencer par s'connaître et s'adopter,
Pour peut-être, un jour, pouvoir s'aimer, qui sait,
Ou alors pour se rendre compte qu'on s'était trompés.
Bref en la voyant sur le quai depuis mon siège dans le train,
Ce train qui d'elle, allait m'emmener bien loin,
Je perçu dans ses yeux une sorte de chagrin,
Ou peut-être étaient-ce les larmes qui montaient aux miens,
Et le ballet de questions qui revenaient de bon train.
Mais de toute manière, je m'en foutais, je n'voyais qu'elle
Et même sur ce quai, mon dieu s'qu'elle était belle.

Enfin, est venu le jour où l'on s'est retrouvés,
Après une semaine d'attente, j'vous jure, j'ai compté,
Tant de bons moments que l'on va pouvoir passer,
Mais à quelle vitesse le temps, lui, a filé.
Les semaines se succédant, les sentiments grandissant,
L'attirance faisait place à l'affection doucement.
Mais quelque chose n'allait pas pourtant.
Le bonheur, vous l'savez tous, ça ne dure qu'un temps,
Et les problèmes personnels reprennent le devant,
Car une vie, elle en avait une bien avant,
Et c'est la tempête qui souvent suit le vent.
Je parle pas d'un amant, d'un copain, ou d'un mari,
Je parle de problèmes existentiels, de ces choses de la vie,
De ces p'tits riens qui ensembles réunis,
Font déborder le vase déjà bien rempli.
Alors un soir elle m'a téléphoné,
Elle devait absolument me parler,
Évidemment j'étais là pour l'écouter,
Et c'est là que de haut je suis tombé.
Elle voulait me voir, c'était clair, absolument,
Afin de réfléchir sur la hauteur de ses sentiments.
Là je m'en foutais plus, mais malgré tout, je n'voyais qu'elle,
Et même perdue, mon dieu s'qu'elle était belle

Enfin le lendemain, la décision est tombée,
Et d'un commun accord on a décidé de s'séparer,
Elle pour pouvoir faire le tri dans ses idées, ses pensées,
Moi je sais pas, j'avais pas trop décidé.
Mais c'était mieux, car on s'est pas déchirés,
Et j'ai l'espoir d'un jour recommencer,
Non pas recommencer, mais plutôt continuer,
Continuer cette histoire là où l'on s'était arrêtés.
En plus, la porte, on la pas complètement fermée,
Elle est plutôt restée entre-baillée,
Un jour peut-être, je viendrai la pousser,
Un jour peut-être, elle sera définitivement fermée.
Il est l'heure, je dois rentrer, c'est obligé,
Malgré tout, à l'arrêt de bus, elle m'a accompagné,
Et près de l'abri, je savais pas s'que j'devais faire,
La serrer, l'embrasser ou ne rien faire.
C'est elle qui m'a pris dans ses bras une dernière fois
Avant que le bus ne m'emmène et m'éloigne encore une fois.
Même dans ce cas, j'm'en foutais je n'voyais qu'elle,
Et comme elle s'éloignait, mon dieu s'qu'elle était belle.

Alors voila, j'vais plus trop m'éterniser,
Pask'à la longue ça doit commencer à vous souler,
Elle me manque, c'est vrai j'dois l'avouer,
Et c'est horrible le vide que ça m'a laissé,
A présent y m'reste plus qu'un stylo et du papier,
A présent y m'reste que ce texte à vous narrer.
Mais ce texte, si j'l'ai écrit, c'était pour elle,
Car même sur papier, mon dieu ce qu'elle est belle.
 
Mon Dieu s'que c'est beau !
Mille bravos pour ce poème émotion
Amitiés
 
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