matheo
Poète libéré
Mon cœur a aimé souvent
Des amours à souffle de vent
Aux lendemains inquiétants
Qui n’ont pas de printemps
Ils s’éteignent rapidement
Tel un rêve d’un moment
Qui t’éclaire par son éclat
Puis s’éclipse te laissant là
Ils ont toujours été déçus
D’être juste des sangsues
Qui se nourrissent en vain
Espérant apaiser leur faim
Mon cœur a tellement pleuré
Comme un pauvre demeuré
Sur sa malchance apache
Qui le poursuit sans relâche
Trainant son corps martyr
Jusqu’à un champ de tire
Où il est souvent mitraillé
Par un sort qui l’a tiraillé
L’espoir reste son amulette
De la bonne onde obsolète
Qu’il attend fougueusement
Pour devenir l’éternel amant