galinette
Nouveau poète
Mon cœur blessé
O non je n’irai pas, tendrement me lover
Dans ce jardin si vert, près de ce grand ruisseau
Où les oiseaux dans l’air, chantent la liberté
O non je n’irai pas, m’étendre au gré de l’eau
Je ne veux plus revoir, toutes ces belles prairies
Ces terres fertiles et douces, où j’aimais tant marcher
Et c’est la pluie qui tombe, avec mélancolie
Sur la brune campagne, et sur mon cœur blessé
O non je n’irai pas, me perdre dans les bois
Dans cette jolie forêt, jonchée de fleurs sauvages
Où les fougères dansent, sous le vent en émoi
O non je n’irai pas, m’étendre sous les nuages
Je ne veux plus revoir, ce flamboyant pays
Sa nature accueillante, ne me fait plus rêver
La beauté du matin, m’indiffère aujourd’hui
Mon âme est insensible, à son immensité
O non je n’irai pas, dans les champs promener
La couleur du blé, est pour moi insipide
La nature ne parle plus, à mon âme tourmentée
O non, je n’irai plus, tout me paraît livide
Je ne veux plus revoir, tous ces doux paysages
Qui ne m’inspirent plus, rien d’autre que du mépris
Je n’aime plus le soleil, les déserts, les mirages
Et je ne veux plus croire, en un doux paradis
O non je n’irai pas, tendrement me lover
Dans ce jardin si vert, près de ce grand ruisseau
Où les oiseaux dans l’air, chantent la liberté
O non je n’irai plus, m’étendre au gré de l’eau…