lilasys
Maître Poète
Mon-beau-Marché, roi des potins ….
Sous mon balcon deux fois par semaine, la place se champignonne de parasols.
Toutes les couleurs inondent les pavés, qu’importe si le ciel se pare de pluie ou de soleil.
Ces matins, d’un jour nouveau font un métissage d’inconnus surprenant. Tant de monde traîne de tout origines, religions .Porteurs de babouches, crampons, talons aiguilles, les charentaises sont les bienvenues dans les allées de la ville Rose aux idiomes incompréhensibles qui rouspètent par le geste.
Il n’y a aucune discipline, le sens de la marche est oubliée, la limitation est plus que respectée, les bousculades cultivent l’art de la rime, certaines en vers, certaines en putain con.
La vie dans son plus simple appareil témoigne, entre lingerie coquine, légumes, fromages, tapis dits d’orient, sans oublier notre fameux disc-jockey.
Il s’impose au delà des rues désertes sous des airs de samba. Tout ces vieux craquants, amnistiés d’un coup, des mauvaises tournures oublient béquille et déambulateur.
Toutes sortes d’essences, de pays différents, de graines colorées de mille teintes, de saveurs d’inde, d’orients, au pays du soleil levant. Les nombreuses épices vagabondent nos sens, à perte de vue. Odorantes, elles chatouillent les narines et le palais. Les rayons d’olives aux multiples assaisonnements sont achalandés de mille arômes, tous ces goûts à l’ail, piments d’Espelette et celles coriaces qui vous laissent sans langue, dans une ville où parler est un devoir de citoyen. Attention au goûter pour les crédules ! Certaines font sortir les flammes Du dragon …..Avis à la population inexpérimentée, évitez de boire de l’eau, encore moins le saké du vieux NGuyen, toujours aimable au secours des imprudents …Les yeux larmoient même les pores du corps transpirent et la mort subite s’invite sur ordonnance.
Les étalages renflés, d’une simple espadrille à la table de chêne de l’ébéniste, que dis-je Artiste! Passant à travers sacs, rideaux et devanture d’objets inutiles cassés à la première prise en main, comme l’économe qui n’a pelé que la moitié d’une carotte.
Un Ami me disait toujours « Il faut être riche pour acheter bon marché ! J’ai compris au bout d’un siècle qu’acheter un économe à deux euros chaque semaine fait que tu arrives au prix d’un économe de qualité et qui vieillit .
On perd le Sud, le Nord, sauf quand les caddies de mémés aboutissent sur les chevilles ! On entend grogner un porc par ci, un cocorico par là, un chiwawa monstre tenue en laisse.
Sans oublier, une meute de roulettes qui se fait face ! Un spectacle sans perdre une tuile.
On englobe, tous les chiens du quartier qui ovationnent en orchestre, le final. Participation d’aboyeurs qui nous achèvent à-coups de cymbales dans le crâne.
Et malgré tout ceci, cette foire aux porteurs de bouchons d’oreilles, poursuit ses accolades, le petit café, l’apéro, les dégustations de toasts variés.
Je pense même, que si le monde s’écroulait à ce moment là, on poursuivrait nos affaires en toute sérénité ou excitation. On ne voit rien, mais on entend les palabres.
N’oublions pas les cris promotionnels de ‘’ cinq minutes’’ ! Sur le prix de deux melons, le troisième est offert ! Cette discipline qui Fait actionner le levier de vitesse d’une ruée vers l’or.
Entraînant les perdus dans une valse à trois temps sans en demander le souhait. Tous dans les melons et un seul au charbon.
Les chalands soupèsent les denrées d’une œillade discrète, mais l’ambulant derrière ses cageots ne laisse ces indécis, battre des ailes sans faire d’emplette. Le bagou est un héritage de père en fils.
Il semble que la joie de vivre se parade dans ce lieu. Fait de bonne humeur et de senteurs à mettre l’eau à la bouche.
Le charcutier et son barbecue, où grillent les saucisses pour la dégustation, enfume son voisin, qui lui, vend des plats faits maison, dits Bio. Et on entend sans changer la moindre virgule « Bio mon cul ! Et toi, pauvre con, fourre-toi la saucisse porcine des voisins de l’Est !
Le boulanger imperméable poursuit sa coupe. Les temps sont durs, la flûte en deux, la couronne, la baguette y passe aussi, pour les personnes seules.
J’aime ce désordre, ordonné, cette effervescence que l’on ne distingue, chez les Saints Aubins, les Saints Sernin, ces conventions pince-culs nichés autour des églises ! Dépenser vos Euros avant la prière de 11 heures, mais en fait c’est le sang du pur contraire, prières en première étape et halle, dans cet ordre Monsieur le curé aura déjà fait la manche, sans compter les bougies qui illuminent chacune un défunt. Il faut dire que six pieds sous terre, la bougie est miraculeuse.
Un seul rayon de soleil, fait rougir d’un léger coup de timidité, les tomates, pour vous dire, on détaille le moindre vol de pie.
A travers ces couloirs encombrés de jambes et de bras gesticulants, aucun d’entre nous ne suit la marche routière des Français, sans parler des croisades ! Oui ceux qui circulent en zigzaguant, parfois font demi-tour. Au centime prêt on change de crèmerie. Tous des anarchistes !
On déguste aussi les coups d’épaules, le piétinement involontaire d’aveugles indécrottables. Une bonne poussée d’adrénaline parfois met en selle ces porteurs de cannes aux lunettes Ray Ban.
Il semblerait à visto di nazo sans jurer le bon Dieu que tout est gratuit, vu les multiples batailles. Un math de rugby dans une interminable mêlée cherchant uniquement le ballon, la bière. Que voulez-vous il faut bien se monter dessus, pour se remonter le moral !
Ce qui me touche vraiment sont ces deux mamies assises, avec leurs pots de confitures, les œufs, oignons et salades, pas plus. Deux femmes ridées comme de vieilles pommes, au sourire incroyable humain, sincère. Des produits qu’elles ont jardiné, vendus pour quelques sous. Elles restent là assises en plein croisé d'aiguilles à tricot , même à votre approche, elles ne décrochent pas et vous faites le boulot, prendre le sac, compter le prix, emballer le tout !!!Mais c’est scandaleux tout de même !
Les tourniquets dansent la farandole, porteurs de souquenilles de toutes formes, chatoyantes, fouillées, tournées, retournées, tirées par les mains fines et délicates des femmes de chez nous, sous le regard impassible des maris blasés.
Un poulailler vous-dit-je ! Personne s’insurge, si les cocotes pondent des mots de la région. Finalement nul ne s’incruste dans la partie et le camelot somnolent, imperturbable, assis sur sa chaise longue, attend la fin des choix et des plaidoiries aphrodisiaques. Le temps, qu’elles rafraîchissent un langage audible.
La fleuriste muette à tout ce chahut, compose des bouquets gracieux à petit prix, champêtres, de roses aux pétales de velours, aux épines saignantes, ici on les asticote à la maison ! Des plantes fleuries, celles au plus simple ramage, seul le pot en plastique, agrémenté d’une feuille de papier, sortie illico des cartons de Noël, de diverses teintes brillantes, fait que le prix n’en vaut pas la chandelle. Et les plantes aromatiques sont de mode, des balconnières de jour en jour s’accrochent au garde corps où s’hument, la coriandre, persil, ciboulette, herbes de Provence.
Je vous laisse imaginer, ce marché animé à en devenir sourd, à l’accent fort Toulousain. La ville gagnante portée sur le podium pour le parler musical ! C’est à croire que les juges ne viennent pas sur place ?
Les concierges aux ouïes curieuses ont le loisir de suivre plusieurs conversations, d’un bout à l’autre de la place, pas besoin de haut parleur. Les mains aussi articulent, ce sabir bien connu de la région d’Occitanie, dont le but est de crier plus fort que le voisin. Que voulez-vous ici on aime vraiment la castagne …..
LILASYS....

Sous mon balcon deux fois par semaine, la place se champignonne de parasols.
Toutes les couleurs inondent les pavés, qu’importe si le ciel se pare de pluie ou de soleil.
Ces matins, d’un jour nouveau font un métissage d’inconnus surprenant. Tant de monde traîne de tout origines, religions .Porteurs de babouches, crampons, talons aiguilles, les charentaises sont les bienvenues dans les allées de la ville Rose aux idiomes incompréhensibles qui rouspètent par le geste.
Il n’y a aucune discipline, le sens de la marche est oubliée, la limitation est plus que respectée, les bousculades cultivent l’art de la rime, certaines en vers, certaines en putain con.
La vie dans son plus simple appareil témoigne, entre lingerie coquine, légumes, fromages, tapis dits d’orient, sans oublier notre fameux disc-jockey.
Il s’impose au delà des rues désertes sous des airs de samba. Tout ces vieux craquants, amnistiés d’un coup, des mauvaises tournures oublient béquille et déambulateur.
Toutes sortes d’essences, de pays différents, de graines colorées de mille teintes, de saveurs d’inde, d’orients, au pays du soleil levant. Les nombreuses épices vagabondent nos sens, à perte de vue. Odorantes, elles chatouillent les narines et le palais. Les rayons d’olives aux multiples assaisonnements sont achalandés de mille arômes, tous ces goûts à l’ail, piments d’Espelette et celles coriaces qui vous laissent sans langue, dans une ville où parler est un devoir de citoyen. Attention au goûter pour les crédules ! Certaines font sortir les flammes Du dragon …..Avis à la population inexpérimentée, évitez de boire de l’eau, encore moins le saké du vieux NGuyen, toujours aimable au secours des imprudents …Les yeux larmoient même les pores du corps transpirent et la mort subite s’invite sur ordonnance.
Les étalages renflés, d’une simple espadrille à la table de chêne de l’ébéniste, que dis-je Artiste! Passant à travers sacs, rideaux et devanture d’objets inutiles cassés à la première prise en main, comme l’économe qui n’a pelé que la moitié d’une carotte.
Un Ami me disait toujours « Il faut être riche pour acheter bon marché ! J’ai compris au bout d’un siècle qu’acheter un économe à deux euros chaque semaine fait que tu arrives au prix d’un économe de qualité et qui vieillit .
On perd le Sud, le Nord, sauf quand les caddies de mémés aboutissent sur les chevilles ! On entend grogner un porc par ci, un cocorico par là, un chiwawa monstre tenue en laisse.
Sans oublier, une meute de roulettes qui se fait face ! Un spectacle sans perdre une tuile.
On englobe, tous les chiens du quartier qui ovationnent en orchestre, le final. Participation d’aboyeurs qui nous achèvent à-coups de cymbales dans le crâne.
Et malgré tout ceci, cette foire aux porteurs de bouchons d’oreilles, poursuit ses accolades, le petit café, l’apéro, les dégustations de toasts variés.
Je pense même, que si le monde s’écroulait à ce moment là, on poursuivrait nos affaires en toute sérénité ou excitation. On ne voit rien, mais on entend les palabres.
N’oublions pas les cris promotionnels de ‘’ cinq minutes’’ ! Sur le prix de deux melons, le troisième est offert ! Cette discipline qui Fait actionner le levier de vitesse d’une ruée vers l’or.
Entraînant les perdus dans une valse à trois temps sans en demander le souhait. Tous dans les melons et un seul au charbon.
Les chalands soupèsent les denrées d’une œillade discrète, mais l’ambulant derrière ses cageots ne laisse ces indécis, battre des ailes sans faire d’emplette. Le bagou est un héritage de père en fils.
Il semble que la joie de vivre se parade dans ce lieu. Fait de bonne humeur et de senteurs à mettre l’eau à la bouche.
Le charcutier et son barbecue, où grillent les saucisses pour la dégustation, enfume son voisin, qui lui, vend des plats faits maison, dits Bio. Et on entend sans changer la moindre virgule « Bio mon cul ! Et toi, pauvre con, fourre-toi la saucisse porcine des voisins de l’Est !
Le boulanger imperméable poursuit sa coupe. Les temps sont durs, la flûte en deux, la couronne, la baguette y passe aussi, pour les personnes seules.
J’aime ce désordre, ordonné, cette effervescence que l’on ne distingue, chez les Saints Aubins, les Saints Sernin, ces conventions pince-culs nichés autour des églises ! Dépenser vos Euros avant la prière de 11 heures, mais en fait c’est le sang du pur contraire, prières en première étape et halle, dans cet ordre Monsieur le curé aura déjà fait la manche, sans compter les bougies qui illuminent chacune un défunt. Il faut dire que six pieds sous terre, la bougie est miraculeuse.
Un seul rayon de soleil, fait rougir d’un léger coup de timidité, les tomates, pour vous dire, on détaille le moindre vol de pie.
A travers ces couloirs encombrés de jambes et de bras gesticulants, aucun d’entre nous ne suit la marche routière des Français, sans parler des croisades ! Oui ceux qui circulent en zigzaguant, parfois font demi-tour. Au centime prêt on change de crèmerie. Tous des anarchistes !
On déguste aussi les coups d’épaules, le piétinement involontaire d’aveugles indécrottables. Une bonne poussée d’adrénaline parfois met en selle ces porteurs de cannes aux lunettes Ray Ban.
Il semblerait à visto di nazo sans jurer le bon Dieu que tout est gratuit, vu les multiples batailles. Un math de rugby dans une interminable mêlée cherchant uniquement le ballon, la bière. Que voulez-vous il faut bien se monter dessus, pour se remonter le moral !
Ce qui me touche vraiment sont ces deux mamies assises, avec leurs pots de confitures, les œufs, oignons et salades, pas plus. Deux femmes ridées comme de vieilles pommes, au sourire incroyable humain, sincère. Des produits qu’elles ont jardiné, vendus pour quelques sous. Elles restent là assises en plein croisé d'aiguilles à tricot , même à votre approche, elles ne décrochent pas et vous faites le boulot, prendre le sac, compter le prix, emballer le tout !!!Mais c’est scandaleux tout de même !
Les tourniquets dansent la farandole, porteurs de souquenilles de toutes formes, chatoyantes, fouillées, tournées, retournées, tirées par les mains fines et délicates des femmes de chez nous, sous le regard impassible des maris blasés.
Un poulailler vous-dit-je ! Personne s’insurge, si les cocotes pondent des mots de la région. Finalement nul ne s’incruste dans la partie et le camelot somnolent, imperturbable, assis sur sa chaise longue, attend la fin des choix et des plaidoiries aphrodisiaques. Le temps, qu’elles rafraîchissent un langage audible.
La fleuriste muette à tout ce chahut, compose des bouquets gracieux à petit prix, champêtres, de roses aux pétales de velours, aux épines saignantes, ici on les asticote à la maison ! Des plantes fleuries, celles au plus simple ramage, seul le pot en plastique, agrémenté d’une feuille de papier, sortie illico des cartons de Noël, de diverses teintes brillantes, fait que le prix n’en vaut pas la chandelle. Et les plantes aromatiques sont de mode, des balconnières de jour en jour s’accrochent au garde corps où s’hument, la coriandre, persil, ciboulette, herbes de Provence.
Je vous laisse imaginer, ce marché animé à en devenir sourd, à l’accent fort Toulousain. La ville gagnante portée sur le podium pour le parler musical ! C’est à croire que les juges ne viennent pas sur place ?
Les concierges aux ouïes curieuses ont le loisir de suivre plusieurs conversations, d’un bout à l’autre de la place, pas besoin de haut parleur. Les mains aussi articulent, ce sabir bien connu de la région d’Occitanie, dont le but est de crier plus fort que le voisin. Que voulez-vous ici on aime vraiment la castagne …..
LILASYS....


