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Mon accoutrement me fait frissonner le torse

Eléâzar

Maître Poète
Je marche équipé de ma casquette à visière
Rouge est mon couvre-chef et je vois à travers
Du faux-verre carré de ma face en lisière
Qui éloigne virus bactéries ultra vers


J’ai ma combinaison rouge et jaune espagnole
Descendant sur des pieds chaussés de vermillons
Souliers-toilés pas nés pour une carmagnole
Ni pour aller danser avec des Cendrillons


Rires et quolibets n’affectent pas ma tête
Elle aussi protégée du soleil et des gens
Braves qui n’aiment pas des fantaisies d'esthète
Car ils ne savent rien de Puget-sur-Argens
Qui produit la meilleure et riche huile d’olive
Dont je m’enduis le front blond afin d'en être oint
Et si avale dieu son ire et sa salive
Je marche sans besoin de m’allumer un joint


Parfois du haut de son nuage intervient George
Qui me rappelle ohé ne pas m’occuper des
Gars qui ne peuvent pas se déployer la gorge
Par le rire gai que ceux qu'on a peu aidés


Mon accoutrement me fait frissonner le torse
Aussi maigre que le torero agitant
Son chiffon rouge au nez du toro plein de force
Et la mienne est d’être un Ibère au sang gitan.
 
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