N’aillez pas peur, venez m’achever. Faites de moi votre catin. Pour vous, je ne serai qu’un pantin désarticulé. Venez tenir les ficelles pour me guider, vos mots seront mes routes, vos désirs seront mon chemin de prédilection. Venez vous acharner sur mon cœur qui veut cesser de battre.
Je demande jusque l’on effeuille ma douleur, que l’on mette à nu ma rancœur trop longtemps enfouies dans mon âme bafouée. Me dépecer de cette torpeur qui depuis des années m’accable.
Pour me faire agoniser, n’hésitez pas à m’hypnotiser, ainsi je pourrais vous révéler que je ne suis qu’une meurtrière, pensez que j’aie tué mon âme laissant entrevoir à quiconque les plaies saigner. Sans aucune compassion pour elle, je l’ai laissé complètement désemparée pleurant se sachant condamnée.
Mon âme vogue sur les trottoirs, elle se prostitue à qui voudrait la prendre, telle une chienne, elle erre dans les méandres d’une vie qui n’est pas mienne. Je la laisse se faire humilier, je m’acharne dessus, comme pour vouloir la crucifier.
Dans une profonde hystérie, je me rends compte que je la laisse meurtrie, je ne lutte plus contre cette infamie, qui chaque jour me rend un peu plus aigrie. Je me retrouve là, anéantie, je ne sachant plus récupérer les débris. Il faudrait que je trouve un compromis, car chaque jour un peu plus, elle s’affaiblie.
Venez m’achever, dites moi que c’est qu’un cauchemar, que toute ma vie n’est pas noire. Peut-être suis-je trop bête pour m’en apercevoir, ne me laisser pas dans ce mouroir. Ne me laissez pas choir. Redonnez moi espoir.
De votre écoute et votre amour, achevez moi le cœur, je suis en plein naufrage, sans arrêt, je saccage mon âme, ne lui donnant même pas un ultime hommage. Elle est prise en otage se cachant derrière les nuages ne laissant pas entrevoir son vrai visage.
Faites de moi votre putain, que je sache enfin ce qu’est la vraie souffrance. Je n’ai pas vraiment l’air d’en avoir conscience. Moi petit être de faïence, je me brise dans un profond silence, en continuant pas à pas mon errance.
Venez me frapper de votre tendresse, mettre mon cœur en liesse, réanimer cette âme que j’ai tuée… Sans elle, je ne suis que l’ombre de moi-même. Venez me fracasser de vos rires, pour qu’enfin résonne un son nouveau dans ma tête. Damnez moi de votre amour, pour qu’enfin ma vie se fasse velours…
Ne m’achevez pas, laissez moi vivre… Réanimez moi, ne me laissez pas là, regardant mon âme mourir… Laissez moi vivre, ce serait la pire sentence pour toutes ses années de non-existence…
Je demande jusque l’on effeuille ma douleur, que l’on mette à nu ma rancœur trop longtemps enfouies dans mon âme bafouée. Me dépecer de cette torpeur qui depuis des années m’accable.
Pour me faire agoniser, n’hésitez pas à m’hypnotiser, ainsi je pourrais vous révéler que je ne suis qu’une meurtrière, pensez que j’aie tué mon âme laissant entrevoir à quiconque les plaies saigner. Sans aucune compassion pour elle, je l’ai laissé complètement désemparée pleurant se sachant condamnée.
Mon âme vogue sur les trottoirs, elle se prostitue à qui voudrait la prendre, telle une chienne, elle erre dans les méandres d’une vie qui n’est pas mienne. Je la laisse se faire humilier, je m’acharne dessus, comme pour vouloir la crucifier.
Dans une profonde hystérie, je me rends compte que je la laisse meurtrie, je ne lutte plus contre cette infamie, qui chaque jour me rend un peu plus aigrie. Je me retrouve là, anéantie, je ne sachant plus récupérer les débris. Il faudrait que je trouve un compromis, car chaque jour un peu plus, elle s’affaiblie.
Venez m’achever, dites moi que c’est qu’un cauchemar, que toute ma vie n’est pas noire. Peut-être suis-je trop bête pour m’en apercevoir, ne me laisser pas dans ce mouroir. Ne me laissez pas choir. Redonnez moi espoir.
De votre écoute et votre amour, achevez moi le cœur, je suis en plein naufrage, sans arrêt, je saccage mon âme, ne lui donnant même pas un ultime hommage. Elle est prise en otage se cachant derrière les nuages ne laissant pas entrevoir son vrai visage.
Faites de moi votre putain, que je sache enfin ce qu’est la vraie souffrance. Je n’ai pas vraiment l’air d’en avoir conscience. Moi petit être de faïence, je me brise dans un profond silence, en continuant pas à pas mon errance.
Venez me frapper de votre tendresse, mettre mon cœur en liesse, réanimer cette âme que j’ai tuée… Sans elle, je ne suis que l’ombre de moi-même. Venez me fracasser de vos rires, pour qu’enfin résonne un son nouveau dans ma tête. Damnez moi de votre amour, pour qu’enfin ma vie se fasse velours…
Ne m’achevez pas, laissez moi vivre… Réanimez moi, ne me laissez pas là, regardant mon âme mourir… Laissez moi vivre, ce serait la pire sentence pour toutes ses années de non-existence…