Polymnie2
Maître Poète
Moment de détente
Un hiver de 2011
J’ai ma « petite fille »
Du mardi soir au mercredi soir !
Une fête en mon cœur qui joue à la poupée !
La maison en cet hiver
Manque d’un col roulé !
Le plafond épouse le toit, la chaleur monte aux chambres !
J’allume la cheminée,
Et rien que la senteur, chante l’été !
J’installe une table improvisée près du foyer
Et voilà deux princesses au regard de feu
Flamboyant l’assiette,
Bouillon aux vermicelles,
Servi avec croutons fris maison
Et gruyère râpé à volonté !
Un délice se fond sur les langues,
Quand, cet enfant de six ans me dit :
« J’aime ces tableaux Mamie, c’est toi qui les a faits
Non, chérie, c’est mon grand-père qui dessinait
Aux pastels, c’est Bruges, je l’ai connue
C’est beau, c’est magnifique !
Mon Grand-Père, je l’ai aimé avant de le connaître !
Il est parti l’année avant ma naissance »
J’ai ma « petite fille »
Du mardi soir au mercredi soir !
Une fête en mon cœur qui joue à la poupée !
La maison en cet hiver
Manque d’un col roulé !
Le plafond épouse le toit, la chaleur monte aux chambres !
J’allume la cheminée,
Et rien que la senteur, chante l’été !
J’installe une table improvisée près du foyer
Et voilà deux princesses au regard de feu
Flamboyant l’assiette,
Bouillon aux vermicelles,
Servi avec croutons fris maison
Et gruyère râpé à volonté !
Un délice se fond sur les langues,
Quand, cet enfant de six ans me dit :
« J’aime ces tableaux Mamie, c’est toi qui les a faits
Non, chérie, c’est mon grand-père qui dessinait
Aux pastels, c’est Bruges, je l’ai connue
C’est beau, c’est magnifique !
Mon Grand-Père, je l’ai aimé avant de le connaître !
Il est parti l’année avant ma naissance »
« Mamie, tu es comme moi
Mon grand père est mort avant ma naissance !
C’est papa qui me l’a dit, ‘il est au ciel
Mais il te voit quand même’. »
Alors
Je vois ma petite fille, lâcher la cuillère
Et le couteau pour de ces deux mains
Levées, me dire avec le désespoir
Dans sa voix, ses mots,
dans ses yeux :
Mon grand père est mort avant ma naissance !
C’est papa qui me l’a dit, ‘il est au ciel
Mais il te voit quand même’. »
Alors
Je vois ma petite fille, lâcher la cuillère
Et le couteau pour de ces deux mains
Levées, me dire avec le désespoir
Dans sa voix, ses mots,
dans ses yeux :
« J’ai beau regarder le ciel je ne le vois pas »
« Ne sois pas triste, nous, nous ne pouvons pas le voir
Mais lui te voit !
« Ne sois pas triste, nous, nous ne pouvons pas le voir
Mais lui te voit !
Quand tu seras plus grande tu comprendras
Comme moi j’ai compris
Que le ciel touche la terre et que la distance
Ne coupe rien !
Il n’y a que des oiseaux qui volent, des nuages qui passent
Mais tout atteint le ciel par le vent qui se promène !
Tu verras, en grandissant tu lui parleras !
C’est comme au téléphone, quand tu es contente
D’entendre une voix que tu aimes,
Elle est loin, mais tu lui parles et le combiné
Se serre contre toi! »
Comme moi j’ai compris
Que le ciel touche la terre et que la distance
Ne coupe rien !
Il n’y a que des oiseaux qui volent, des nuages qui passent
Mais tout atteint le ciel par le vent qui se promène !
Tu verras, en grandissant tu lui parleras !
C’est comme au téléphone, quand tu es contente
D’entendre une voix que tu aimes,
Elle est loin, mais tu lui parles et le combiné
Se serre contre toi! »
C’est difficile d’expliquer sans citer de religion
Qu’un père ne veut plus entendre mais lâche un mot de trop
Sans aller au but pour l’âge de l’enfant !
Comme une âme désespérée
Ce petit bout de femme m’a fait pleurer !
Qu’un père ne veut plus entendre mais lâche un mot de trop
Sans aller au but pour l’âge de l’enfant !
Comme une âme désespérée
Ce petit bout de femme m’a fait pleurer !
J’ai l’habitude de revenir en arrière sur nos discussions
Pour voir si elle a bien saisi le sens de nos moments
Privilégiés, par d’autres biais : l’ouverture des
Echanges concerne toujours l’amour
Dans tous ses sens et les plus larges!
Lorsqu’elle me répond, je lui dis :
Pour voir si elle a bien saisi le sens de nos moments
Privilégiés, par d’autres biais : l’ouverture des
Echanges concerne toujours l’amour
Dans tous ses sens et les plus larges!
Lorsqu’elle me répond, je lui dis :
Mais comment le sais-tu ?
« Mamie, c’est toi qui me l’as dit, il y a longtemps déjà »!
Oui, c’est vrai, je m’en souviens maintenant !
Ces journées n’existent plus, le mercredi
Est organisé autrement !
J’ai perdu un peu cette enfant, je n’ai plus
De suivi régulier
Oui, c’est vrai, je m’en souviens maintenant !
Ces journées n’existent plus, le mercredi
Est organisé autrement !
J’ai perdu un peu cette enfant, je n’ai plus
De suivi régulier
Polymnie2, ce 29 janvier 2018