comme le temps pleure ses tristes nuages l'hiver n'endort pas nos larmes d'un chemin les deux extrémités où chaque pas s'éloigne je veux par ces mots témoigner de l'absence du vide creusé entre nos mains entre nos regards se perdent nos souffles acclimatés aux chaleurs partagées la rupture ouvre les portes aux courants d'air sous le manteau plus de lieux où être soi-même par toi d'une sécurité j'ai perdu l'élan qui ouvrait la fenêtre du potentiel aujourd'hui je creuse sous le ciel un tunnel à genou je fléchis je suis démonté chaque articulation s'ouvre je me glisse flaque à terre je me hisse sous les pierres je ne suis plus qu'une goutte perdue j'invente la fusion des éléments je ne sais plus qui je suis je me retrouve bien avant puisque en te rencontrant je croyais être né je suis perdu ta boussole a glissé vers un autre navire et moi je chavire cul par-dessus tête à la dérive glaçon confié aux courants d'un océan je ne suis plus je ne sais pas nager juste mourir en hiver