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Mille ans que j'attends ma délivrance

mystikandmagnifik

Nouveau poète
Mille ans que j’attends
Mille ans que j’attends que l’on souffre à ma place
Mille ans que les pluies sanguinolentes harassent

Mille ans qu’il est temps
Une lune dérisoire campe
Au plus clair de l’éternité
Au plus flou de ma destinée

Avec sa lumière qui rampe
Un corps abusé de clarté
Qui danse dans un voile d’horreurs
Las de voir ce ballet de rancœur

Aux gestes trop enflammés
Paupières à demi-closes
Yeux gagnés par un noir abysse
Qui creuse des passages à l’alysse

Pour mieux taire la névrose
Dans ce mal qui rugit
Suintent et tremblent mille gouttes de trop
Au cristal que l’on a souillé de bordeaux

Et aux espoirs occis
Mille ans qu’il s’en va
Mille ans qu’il irrigue certaines pensées morbides
Mille ans que ses durs coups se font trop perfides

Mille ans que la vie n’y va pas
En cette réalité grisée
Où le rêve torture tant de rivages heureux
Jusqu’à casser ce cœur qui s’emballe de ses feux

Et, de douleur, le chagriner
Cet ange déplumé
Qui semble s’effondrer tout au fond de moi
Et dont l’âme volète au dessus de mon désarroi

De mes ailes, m’a désarmée
Le triste éclat des étoiles
Doucement s’effrite dans mon tourment souffreteux
Pour n’être plus que le reflet de mes bleus

Sans que ma peine se dévoile
Et les vagues qui s’agitent et se creusent
Violentant les translucides débris de ma personne
Qui, lésés de ma foudre, fondent dans les larmes qui bouillonnent

Puis s’étouffent de ce rubis délicieux
Mille ans que je tombe
Mille ans que je saigne un vide langoureux
Mille ans que je maudis ce cœur douloureux

Mille ans que je succombe
Une millième note de souffrance
Déchirée par leurs plaintes brûlantes
Rage de ma maladie dévorante

Contre cet injuste remède dit allégeance
Comme un monstre vicieux, un délicat poison
Qui ondule dans mon corps qui s’afflige
Et résonne de venimeux vertiges

Aux rêves plaintifs et symphonies de guérison
J’ai le cœur vrillé de leur inutile litanie
Et l’âme engourdie de supplices susurrés
Laissez-moi m’envoler loin des confins de la cruauté

Je veux battre des ailes plus fort que l’atrophie
Je veux m’abandonner au fracas de ma berceuse
Qui s’éteint au cœur de ma lente nécrose
Le vice qui me ronge éclate en apothéose

Et me cingle des échos des étoiles brumeuses
Mille ans que je crie pour qu’on me détruise
Mille ans que mon cœur se glace d’envies éthérées
Mille ans que le temps dégouline dans mes veines épuisées

Mille ans que dans ce regard, il n’y plus rien qu’y luise
Mille ans, c’était trop tôt
Mais…
Mille ans, c’était bien trop
 
Mille mercis de nous permettre cette belle lecture.
Amicalement
 
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