Impure
Maître Poète
C’est une fillette
Ornée d’une fine tresse
Et d’une robe à paillettes
À qui l’on répète sans cesse
Qu’il lui est facile d’être parfaite
Pour vu qu’elle se taise
Mais son miroir ne reflète
Que sa propre tristesse
Elle ne rêve que de sa coiffure défaite
De ses pieds nus écrasant à toute vitesse
Les pissenlits et l'herbe verte
La liberté comme seule richesse
Tandis que les hommes se permettent
De rêver de faire de grandes prouesses
Tout en écrasant le bout fumant de leur cigarette
Leur sexe comme seule promesse
Et les années passent
La fillette devient femme
Aux côtés d'un homme est sa place
Qui raconte ses exploits pour qu'ils l'acclament
Tandis qu'elle se donne des grands airs
Pour tenter de s’envoler
La coiffure aussi fixe qu'une sculpture de pierre
Les pieds douloureux dans ses plus beaux souliers
Un énorme compte bancaire
Et que des miettes de liberté
Ornée d’une fine tresse
Et d’une robe à paillettes
À qui l’on répète sans cesse
Qu’il lui est facile d’être parfaite
Pour vu qu’elle se taise
Mais son miroir ne reflète
Que sa propre tristesse
Elle ne rêve que de sa coiffure défaite
De ses pieds nus écrasant à toute vitesse
Les pissenlits et l'herbe verte
La liberté comme seule richesse
Tandis que les hommes se permettent
De rêver de faire de grandes prouesses
Tout en écrasant le bout fumant de leur cigarette
Leur sexe comme seule promesse
Et les années passent
La fillette devient femme
Aux côtés d'un homme est sa place
Qui raconte ses exploits pour qu'ils l'acclament
Tandis qu'elle se donne des grands airs
Pour tenter de s’envoler
La coiffure aussi fixe qu'une sculpture de pierre
Les pieds douloureux dans ses plus beaux souliers
Un énorme compte bancaire
Et que des miettes de liberté