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MES PLUS BEAUX SOUVENIRS

natura

Nouveau poète
MES PLUS BEAUX SOUVENIRS


Petites filles de Moselle,
Nous étions deux jouvencelles,
Dans les grands frimas de l’hiver,
Nous avons grandi dans un immeuble de cinq étages,
Qui à mon goût, était quelque peu ordinaire.
Je n’ai pas toujours connu des jours heureux,
Partagée entre maman, qui faisait des ménages,
Se contentant du peu qu’elle avait,
De sa condition, elle ne se plaignait jamais,
Et mon père,insatisfait de sa vie, jamais heureux,
Râlant tous le temps comme un lion en cage,
Heureusement que nous étions amies,
Pour égayer notre jeunesse, tu embellissais ma vie.

Toutes les deux, isolées dans ta chambre à coucher,
Ou régnait une ambiance de magie,
On se laissait aller à la rêverie,
Avec toutes ces bougies allumées,
Ces senteurs de parfums,
Ces odeurs de voyage et d’embruns.
Nous ne regardions jamais l’heure,
Nous refaisions le monde à notre façon,
Nous étions heureuses en toutes saisons,
Les heures défilaient, ce n’était que du bonheur…

Ensemble, nous faisions de grandes dissertations,
En nous aidant de tes encyclopédies,
Que ce soient Dimanche ou Jeudi,
Nous partagions les mêmes envies,
Nous avions les mêmes ambitions…
Le dimanche n’était pas monotone,
Malgré qu’on ne recevait personne,
Sauf toi qui partageait notre petit quatre heures,
En compagnie de maman et de ma sœur,

Bercées par la lecture et la musique,
Pour nous, ces instants étaient magiques,
Nous faisions nos devoirs ensemble,
Au son du tourne-disque,
Tu m’as fait découvrir Régiani, Moustaki et Ferrat,
Encore toute émue, j’en tremble…
En ce temps là, tu chantonnais Barbara,
C’était notre façon de chasser l’ennui et le cafard,
Dans cette ville aux épais brouillards,
On se racontait des histoires à n’en plus finir,
Nous fabriquant nos meilleurs souvenirs.

Quelquefois, nous nous évadions en forêt,
Pour y respirer l’air frais,
Comme deux sœurs jumelles,
Nous marchions dans l’herbe frêle,
Nous longions les humbles ruisseaux,
Bercées par le clapotis de l’eau,
Tout en écoutant les chants des oiseaux.
Cette forêt était notre refuge,
Sous le soleil ou sous le déluge,
Blotties toutes les deux, sous un parapluie,
Nous rêvions à un autre style de vie…
 
Le temps n'altére pas la vigoureuse flamme poétique qui vous habite .Cultivez ce don Evelyne ....
J'attends le tome 2
Iris
 
L'amitié donne des ailes malgré la monotonie de la vie.Amitiés.Merci pour le partage.Mahmoud+1v.
 
Quel beau poème! Et quelle mémoire. De m^me âge que toi, tu m'as reculé de 50 ans vers l'arrière, même si mes souvenirs sont aures. Merci
 
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