Mes nuits de sommeil, enivrants vertiges d'aspirations, volants traversant le ciel, mes jours couverts de fumée, embaumés dans du papier blanc, tu n'es ni l'aurore ni la pleine lune, tu ne ressembles pas à la secrète montagne, pas à l'ardente dune, mais tu es le coucher, le lever, le nuage, la brisée, tu parfumes les femmes comme on donne naissance au plus précieux des nouveaux-nés. Tu es le vent tout entier, la saison d'été, la neige magique d'après-midi d'hivers, tu m'apportes l'eau et la chaleur, le vin et la lecture, tu m'embêtes de n'avoir pas reçu un défaut de noirceur, tu as hérité de la beauté basanée. Et tu ne m'entends pas. J'en ai peur.