jackharris
Nouveau poète
Mes amourettes
Je garde encor le souvenir
De mes premières amourettes,
De celles qui m’ont fait souffrir
En me brûlant sans allumettes.
Mon cœur parfois s’est embrasé
Semblable à ces torches vivantes,
S’offrant avec naïveté
Il connut bien des épouvantes.
Mais il était très courageux
Pour suivre son apprentissage,
L’échec le rendait ombrageux
Et il revenait à l’ouvrage
Passant d’une blonde opulente
A une petite rouquine,
Il appréciait une innocente
Tout aussi fort qu’une coquine;
Mais ce qu’il aimait avant tout
Était à coup sûr ces brunettes
Qui savaient troubler son bon goût
Sans pour autant être coquettes.
Vrai, je les ai toujours choyées
Ne marquant pas de différence
Et mes mains furent employées
Pour briser leur indifférence.
Sachant apprécier ma douceur
Mais profitant de ma faiblesse
Elles ont piétiné mon cœur
En le noyant dans la détresse.
Nous étions jeunes et innocents,
Nous ignorions tout de la vie,
Lorsque est venu le poids des ans
Il stoppa net notre folie.
Que me reste-t-il à présent
De ces beaux amours de jeunesse ?
La nostalgie qui se ressent
Lorsqu’on arrive à la vieillesse.