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Mes adieux

poissonreveur

Nouveau poète
Tonton Henri soudain parti
La veille de mes 24 printemps
On m'a annoncé ton dernier souffle de vie
Moi qui attendais de te voir depuis longtemps
Remettre à plus tard était bien bête
Car à présent je le regrette
Tu était un homme bon et courageux
Se tuant à la tâche
Dès ton plus jeune âge
Et qui n'a jamais été heureux
Alors que quelques jours avant
J'étais obligé de tuer Douky souffrant
Ce mois de mars m'a terrassé
Et je ne sais plus me relever

Mais si seulement j'avais eu le temps
De me remettre des pertes de l'année d'avant
Ou tout est parti du mois d'avril
Avec le décès e mon Big Imp
Ou les quatre mois qui suivirent
Me firent encore souffrir
Quand en mai c'est tonton Louis
Qui lui aussi est parti
Sans me douter
De tout les regrets que j'éprouverai
De remettre toujours à plus tard
L'envoi des lettres comme avant
Comme quand j'étais enfant
Avant qu'il ne meurt un soir

Ébranlée j'attendais juin
Espérant que tout irai bien
Ou un jour mon homme rentra amer
Car il venait lui aussi de perdre
Son cousin qui comptait pour lui
Si jeune qui avait toute la vie
Incapable de trouver les mots
Les bons mots qu'il faut
Car j'étais dévastée
De savoir le faucheur
Qui restait là à nous les enlever
Nous privant de tout espoir
On était empli de tant de rancœur
Sans savoir que ce n'était pas la fin de l'histoire

Lorsque les beaux jours furent arrivés
Un beau jour de juillet
Ce fut un cousin par alliance
En qui j'avais placé ma confiance
Le seul au courant, à qui j'ai demandé de l'aide
Pour que mon alcoolisme cesse
Car il était le seul à pouvoir comprendre
L'enfer dans lequel on pouvait descendre
Quand on est dépendant de ça
Je l'aimais, il me faisait penser à moi
Réfléchi qui parlait peu
Et qui trouvait les gens ennuyeux
Viens enfin ce mois d'aout
Ou on faucha Sparow sur la route

J'avais mis de longues années
A accepter le départ de mon papi
Je ne voulais pas réaliser
Qu'un cancer lui avait pris la vie
Alors comment je peux me relever
De moins d'un an avec sept décès
Ou ma seule force d'y arriver
Et de continuer à les refuser
Jusqu'au jour où des souvenirs
Me mettrons face à la réalité
En me faisant vivre le pire
Pour me forcer à les accepter
Sans pouvoir m'arrêter de pleurer
Adieux à ces êtres que j'ai aimés
 
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