benoit la plume
Maître Poète
MENTON
Monsieur, nous ne fûmes pas sages,
Pour sûr, tous trois sur le sofa
Où j’ajoutais une jolie page
Au livre d’or de mes ébats.
J’avais passé la quarantaine,
Ils étaient jeunes, ils étaient beaux.
Ma vie se faisait incertaine,
Et je tenais deux angelots.
L’un était blond, l’autre était brun,
Sportifs, musclé, belle chevelure,
Un chérubin, un séraphin
Aux oeuillades emplies de luxure.
J’ignore qui fit le premier geste,
Qui m’offrit la première caresse,
Mais je ne restai pas en reste
De tous mes seins, de toutes mes fesses.
Je leur rendis à pleine bouche,
En positions les plus osées,
Chacun leur tour l’hommage farouche,
Engloutissant leur sexe dressé.
Monsieur, si vous saviez comment
Ils m’ont roulée comme la vague.
Encore je ressens le piment
De leurs pénétrants coups de dague.
Une telle vigueur me transportait,
J’ai cru mourir et j’ai gémi,
Mais même mourante je repartais,
Me relevant de l’agonie.
Toujours je renaissais plus belle,
Et eux, coquins, s’harmonisaient,
A l’un je suçais la chandelle
Quand l’autre me sodomisait.
Monsieur, j’ai vu le Paradis,
Et quand je suis rentré chez moi,
Pour retrouver mon vieux mari,
J’avais le cœur tout en émoi.
Mon vieux mari qui est si bon,
Me trouvant la mine fatiguée,
M’offrit ce voyage à Menton
Où me voici toute défrisée.
Je regarde la mer étale,
Et j’aimerais qu’elle soit houleuse
Comme leurs parties génitales
Qui surent si fort me rendre heureuse.
Ah Monsieur, ne me jugez pas,
A quarante ans trop bien sonnés
On sent comme un air de trépas,
Lointain, mais qui vous pend au nez.
On sent qu’il n’est plus temps, oh non
De trop jouer la mijaurée.
Monsieur, que c’est joli Menton.
Et si on allait boire un thé ?
Monsieur, nous ne fûmes pas sages,
Pour sûr, tous trois sur le sofa
Où j’ajoutais une jolie page
Au livre d’or de mes ébats.
J’avais passé la quarantaine,
Ils étaient jeunes, ils étaient beaux.
Ma vie se faisait incertaine,
Et je tenais deux angelots.
L’un était blond, l’autre était brun,
Sportifs, musclé, belle chevelure,
Un chérubin, un séraphin
Aux oeuillades emplies de luxure.
J’ignore qui fit le premier geste,
Qui m’offrit la première caresse,
Mais je ne restai pas en reste
De tous mes seins, de toutes mes fesses.
Je leur rendis à pleine bouche,
En positions les plus osées,
Chacun leur tour l’hommage farouche,
Engloutissant leur sexe dressé.
Monsieur, si vous saviez comment
Ils m’ont roulée comme la vague.
Encore je ressens le piment
De leurs pénétrants coups de dague.
Une telle vigueur me transportait,
J’ai cru mourir et j’ai gémi,
Mais même mourante je repartais,
Me relevant de l’agonie.
Toujours je renaissais plus belle,
Et eux, coquins, s’harmonisaient,
A l’un je suçais la chandelle
Quand l’autre me sodomisait.
Monsieur, j’ai vu le Paradis,
Et quand je suis rentré chez moi,
Pour retrouver mon vieux mari,
J’avais le cœur tout en émoi.
Mon vieux mari qui est si bon,
Me trouvant la mine fatiguée,
M’offrit ce voyage à Menton
Où me voici toute défrisée.
Je regarde la mer étale,
Et j’aimerais qu’elle soit houleuse
Comme leurs parties génitales
Qui surent si fort me rendre heureuse.
Ah Monsieur, ne me jugez pas,
A quarante ans trop bien sonnés
On sent comme un air de trépas,
Lointain, mais qui vous pend au nez.
On sent qu’il n’est plus temps, oh non
De trop jouer la mijaurée.
Monsieur, que c’est joli Menton.
Et si on allait boire un thé ?