Match perdu en vain, six mots.
Après ce match de water-polo,
Je m’habille d’un geste,
Fuyant comme un rigolo,
Vite fait, j’enfile ma veste.
Nous avons perdu par un cinq zéro,
Je le hais ce maudit score absolu
Nous n’étions pas les héros,
D’un handicape non résolu.
C’était sûrement dû au carême,
Il nous manquait juste une unité,
Mais nous étions loin du barème,
Rabaissant en nous notre vanité.
Mais contre des écossais sans kilt,
Nos yeux embrumés comme un verre dépoli,
Nageant mal, nous avons fait un tilt,
Pour résumer sans terme impoli.
Difficile ici de tout vous narrer,
Mais pendant une petite pause,
J’n’avais qu’une envie, me barrer,
Mais l’entraîneur voulait qu’on cause.
Nous nous étions fait cerner,
Il nous fallait se les farcir,
Sans vouloir encore nous faire berner,
Restait à l’équipe de bien vouloir mincir.
Comme certains, j’étais bien trop ventru,
C’est l’histoire de cette saison,
Pour concurrencer ces malotrus,
J’me suis dit : Alors biaisons !
Ne pas nous endormir sur notre héritage,
KO comme un coup de massue,
Il nous faudrait un petit avantage,
Discret, mais surtout à leur insu.
D’un jeu construit, nous étions inapte,
Le leurs têtes, il nous fallait écimer,
Que de nos idées, jamais ils ne captent,
Ce fut le contraire, ils nous avaient décimé.
Des joueurs, nous avions la quantité,
Dans nos rangs, ils avaient fait des ravages,
Ne nous manquait qu’une plus grande qualité,
Ils crawlaient comme des preux sauvages.
Se mesurant aux animaux de la jungle,
J’avais pris un peu d’ultra levure,
J’ai été suspendu comme du linge sur la tringle,
Dans un coin près de la nervure.
Notre attaque n’avait fait que tiédir,
En nous cachant comme le Yéti,
Il nous fallait nous reverdir,
Et réitérer la gagne qui autrefois nous vêtit.
Terminé le Xérès,
Et cette nage oisive,
Reprends toi en exprès,
C’est ce que me dit Olive.
Après ce match de water-polo,
Je m’habille d’un geste,
Fuyant comme un rigolo,
Vite fait, j’enfile ma veste.
Nous avons perdu par un cinq zéro,
Je le hais ce maudit score absolu
Nous n’étions pas les héros,
D’un handicape non résolu.
C’était sûrement dû au carême,
Il nous manquait juste une unité,
Mais nous étions loin du barème,
Rabaissant en nous notre vanité.
Mais contre des écossais sans kilt,
Nos yeux embrumés comme un verre dépoli,
Nageant mal, nous avons fait un tilt,
Pour résumer sans terme impoli.
Difficile ici de tout vous narrer,
Mais pendant une petite pause,
J’n’avais qu’une envie, me barrer,
Mais l’entraîneur voulait qu’on cause.
Nous nous étions fait cerner,
Il nous fallait se les farcir,
Sans vouloir encore nous faire berner,
Restait à l’équipe de bien vouloir mincir.
Comme certains, j’étais bien trop ventru,
C’est l’histoire de cette saison,
Pour concurrencer ces malotrus,
J’me suis dit : Alors biaisons !
Ne pas nous endormir sur notre héritage,
KO comme un coup de massue,
Il nous faudrait un petit avantage,
Discret, mais surtout à leur insu.
D’un jeu construit, nous étions inapte,
Le leurs têtes, il nous fallait écimer,
Que de nos idées, jamais ils ne captent,
Ce fut le contraire, ils nous avaient décimé.
Des joueurs, nous avions la quantité,
Dans nos rangs, ils avaient fait des ravages,
Ne nous manquait qu’une plus grande qualité,
Ils crawlaient comme des preux sauvages.
Se mesurant aux animaux de la jungle,
J’avais pris un peu d’ultra levure,
J’ai été suspendu comme du linge sur la tringle,
Dans un coin près de la nervure.
Notre attaque n’avait fait que tiédir,
En nous cachant comme le Yéti,
Il nous fallait nous reverdir,
Et réitérer la gagne qui autrefois nous vêtit.
Terminé le Xérès,
Et cette nage oisive,
Reprends toi en exprès,
C’est ce que me dit Olive.
