amapoesia
Nouveau poète
Marginalité d'un songe
J'aime écouter le rose tendre des nuages d'été
Quand le bleu des arbres centenaires
Se mélange, au sommet,
Au vert délicat des ciels matinaux.
Il y a des chevaux rouges qui traversent
Trop vite les chemins de lumière
Et qui brûlent leurs ailes aux branches affolées
Des muguets de printemps
Il y a des chevaux bleus se mouvant lentement
Qui perdent leur regard
Dans les profondeurs sourdes de la solitude
Imitant un instant le cri des oiseaux fous
Que les humains vénèrent au fond de leurs chaumières
Et puis il y a moi et mes nuages roses
Que la vie a jaunis et que je garde encore
Au fond de ma mémoire comme autant de visages
Que je n'aurai pas su
Retenir.
6 octobre 1994