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Marche...

Marginal07

Nouveau poète
La vie est semblable à un chemin dont l’issue est un précipice affreux.
On vous avertit dès les premiers pas. Mais la loi est portée, il faut avancer toujours.
Je voudrais retourner sur mes pas. Marche! marche!
Un poids invincible, une force irrésistible nous entraîne.
Il faut sans cesse avancer vers le précipice.
Mille traverses, mille peines nous fatiguent et nous inquiètent dans la route.
Encore, si je pouvais éviter ce précipice. Non! non! il faut toujours marcher, il
faut courir; telle est la rapidité des années.
On se console pourtant, parce que, de temps en temps, on rencontre des objets qui nous
divertissent, des eaux courantes, des fleurs qui passent.
On voudrait s’arrêter. Marche! marche!
Et cependant, on voit tomber derrière soi tout comme on avait passé: fracas effroyable,
inévitable ruine! On se console, parce qu’on emporte quelques fleurs cueillies en passant,
qu’on voit se flétrir entre ses mains, du matin au soir, et quelques fruits qu’on perd en les goûtant. Enchantement, illusion!
Toujours entraîné, tu approches du gouffre affreux. Déjà tout commence à s’effacer: les jardins moins fleuris, les fleurs moins brillantes, leurs couleurs moins vives, les prairies moins riantes, les eaux moins claires. Tout se ternit. Tout s’efface. L’ombre de la mort se présente. On commence à sentir l’approche du gouffre fatal.
Mais il faut aller sur le bord. Encore un pas! Déjà l’horreur trouble les sens, la tête tourne, les yeux s’égarent. Il faut marcher. On voudrait retourner en arrière. Plus de moyen; tout est tombé, tout est évanoui, tout est échappé.
Bossuet.
 
tout corps qui ne s'avance pas recul !!!
bravo magnifique poème belle reflexion!!
amitité
 
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