lastyliste
Maître Poète
Marche silencieuse
La lune drapée de son costume d’étoile perce le velours de la nuit, le silence est pesant au milieu des hurlements des chiens.
Le vent balaye les feuilles mortes des grands platanes qui bordent le long chemin de pierres comme des gardes du corps.
Je marche sans savoir où je vais, je marche sans but, sans destination, je marche… je marche parce que même si je n’attends plus rien de la vie, je ne veux cesser de vivre.
J’aime ce silence, la solitude qu’il me procure, la solitude comme une arme que l’on retourne contre soi. Je m’accroche à elle, fidèle, tel un prisonnier volontaire.
Bientôt l’aube viendra troubler le sommeil d’un monde humain. L’agitation atteindra bientôt son apogée et la routine se mettra en branle comme une indéniable fatalité faisant tourner en rond l’être évolué.
Je me retrouverai une fois de plus immergé par une vie subliminale, traqué par les lois de la normalité. Ce paraître qui fait que la race supérieure se distingue des autres…
Suis-je trop différent pour vouloir tant échapper à ce tourment ? Comprendront-ils un jour que je ne les comprendrais jamais ?
J’ai peur ! J’ai peur mais j’avance encore pansant les tourments du passé, pensant faire accélérer le temps jusqu’à la nuit prochaine et retrouver le crissement des feuilles d’automne et ces chiens qui hurlent se renvoyant leurs échos.
J’avance, j’avance toujours pour retrouver mon âme-sœur, mon compagnon de toujours, le seul qui puisse vraiment me comprendre… Mon ami le silence
Alain.M
La lune drapée de son costume d’étoile perce le velours de la nuit, le silence est pesant au milieu des hurlements des chiens.
Le vent balaye les feuilles mortes des grands platanes qui bordent le long chemin de pierres comme des gardes du corps.
Je marche sans savoir où je vais, je marche sans but, sans destination, je marche… je marche parce que même si je n’attends plus rien de la vie, je ne veux cesser de vivre.
J’aime ce silence, la solitude qu’il me procure, la solitude comme une arme que l’on retourne contre soi. Je m’accroche à elle, fidèle, tel un prisonnier volontaire.
Bientôt l’aube viendra troubler le sommeil d’un monde humain. L’agitation atteindra bientôt son apogée et la routine se mettra en branle comme une indéniable fatalité faisant tourner en rond l’être évolué.
Je me retrouverai une fois de plus immergé par une vie subliminale, traqué par les lois de la normalité. Ce paraître qui fait que la race supérieure se distingue des autres…
Suis-je trop différent pour vouloir tant échapper à ce tourment ? Comprendront-ils un jour que je ne les comprendrais jamais ?
J’ai peur ! J’ai peur mais j’avance encore pansant les tourments du passé, pensant faire accélérer le temps jusqu’à la nuit prochaine et retrouver le crissement des feuilles d’automne et ces chiens qui hurlent se renvoyant leurs échos.
J’avance, j’avance toujours pour retrouver mon âme-sœur, mon compagnon de toujours, le seul qui puisse vraiment me comprendre… Mon ami le silence
Alain.M