janu
Maître Poète
Avez-vous lu tout ce qui concerne la vie de Paul Léautaud ? Il vivait avec ses chats, disant qu’eux seuls le comprenaient…
Moi aussi, j’aime les chats : leur personnalité, leur indépendance… Ils n’ont pas de maître, mais ils nous font parfois l’honneur d’accepter notre hospitalité, voire notre amitié !
Mes pérégrinations du matin, m’amenant le plus souvent à faire le tour du Fort de Bron, j’y avais repéré un chat sauvage… L’a-t-il toujours été ? peut-être abandonné là, en outlaw, il vit dans ce no mans land. Il y a le bois, tout autour des fossés qui les séparent du Fort. Un de ces Forts bâtis après la défaite de 1870 qui entouraient la périphérie de Lyon. Déclassé, il est d’une part possible d’en visiter les infrastructures lors de visites programmées. Mais côté est où se passe mon histoire, il y a un bâtiment plus neuf au plus haut qui sert de réservoir d’eau. A la limite extérieure, ce bois est séparé par un grillage d’une autre partie de bois appartenant au service de santé des armées de Lyon…
Ce chat, j’avais vu qu’il était tout jaune ( depuis je sais qu’il a un peu de blanc sur le cou et le ventre ) C’est un matou aussi maigre qu’un loup, et il se méfiait de moi… Dame, comme tout bipède humain, il me confondait avec toutes les Mémères et les pépères à chien-chien ; ceux-ci l’ayant sans doute coursé souvent !
Mais il s’arrêtait chaque fois que je passais, et de loin, il m’observait. Je me suis mis à lui parler ! Et il m’a répondu un jour d’un miaulement grave et rauque ; j’ai eu l’impression d’entendre : « Mao… » alors comme il est jaune, Même ses yeux, je l’ai baptisé ainsi !
M’approchant de plus en plus, à chaque fois, en fin de compte il préférait descendre sur les pierres du mur penché à 30° vers le fossé; Griffes à l’envers, c’est une prouesse ? Puis il allait sur l’autre mur en face et disparaissait toujours dans le même trou : son antre et son refuge ?
Il y a toujours une mare d’eau juste à côté. Un tuyau crevé à partir du château d’eau ? Il a donc à boire. Quant à la nourriture, il y a beaucoup d’oiseaux dans ce bois, mais encore faut-il les attraper ? Apparemment en tout cas il ne s’en prend pas aux écureuils roux qui jouent au trapèze volant un peu partout….
A Rozier en septembre, un gardiennage où l’on s’était chargé de nourrir les six chats de la châtelaine en vacances, je m’y étais fait un ami collant tellement il me suivait partout en miaulant sur tous les tons. C’était Caramel, et baptisé par moi Caramel chanteur…
Au retour, cela m’a donné l’idée d’acheter du kit et cat en petites boîtes pour Mao. Dans un trou du mur qui jouxte le fossé, là où aucun chien ne peut se risquer, je lui laisse journellement la valeur d’une demi-boîte dans un plastique ouvert. Récupérant celui de la veille pour le mettre à la poubelle, cela va de soi !
Une fois, puis deux, il a observé mon manège… de loin. Le troisième il s’est décidé dés mon passage. Maintenant quelle que soit l’heure, sans doute guette-t-il ma venue ( ? ) il arrive et tout en m’observant, se met à table…
Je lui parle, il m’écoute sans en avoir l’air. Repas goulûment pris, Il vient s’asseoir gravement sur le mur, et puis il se met à sa toilette. Il est propre de partout, sauf sur le dos… dame sa langue n’y arrive pas, alors on dirait une crête hirsute, un peu comme s’en font nos ados à grand renfort de laque…
Je ne chercherai pas à l’approcher jusqu’à faire mine de le caresser. Je sens qu’il tient à ce que nous gardions nos distances. Pourtant quand il me gratifie de « mao » avec sa voix grave et rauque, j’y sens reconnaissance et amitié !
Une histoire toute simple. Même s’il était plus jeune je n’aurais pas cherché à l’emmener chez moi pour en faire un chat d’appartement. C’est un chat des bois, Il y est libre et c’est sa vie…
Maintenant, je vais chaque jour au Fort, même si je dois d’abord aller ailleurs, j’y passe au retour. Et quand je le quitte, il m’accompagne gentiment sur une centaine de mètres, puis me quitte avec un « Mao » d’adieu !
Mais quand j’aperçois un propriétaire de chien, lui a déjà vu ( ou senti ? ) son ‘ennemi’ héréditaire. Il se glisse, car il les connaît tous, par un petit coin soulevé du grillage, et côté école de Santé, il regarde moqueur la grosse bébête ‘sniffer’, et gratter sous le grillage… Ainsi de Lisa, une amie chienne aussi, qui est à moitié boxer, et ne risque pas de s’y glisser !! Sa propriétaire même A… m’a dit qu’elle connaissait ce chat ‘sauvage’ ( ? ) pour l’avoir vu filer au loin souventes fois… Elle n’en revenait pas qu’il se soit si vite apprivoisé, tout en gardant ses distances et sa personnalité !
Jan
Moi aussi, j’aime les chats : leur personnalité, leur indépendance… Ils n’ont pas de maître, mais ils nous font parfois l’honneur d’accepter notre hospitalité, voire notre amitié !
Mes pérégrinations du matin, m’amenant le plus souvent à faire le tour du Fort de Bron, j’y avais repéré un chat sauvage… L’a-t-il toujours été ? peut-être abandonné là, en outlaw, il vit dans ce no mans land. Il y a le bois, tout autour des fossés qui les séparent du Fort. Un de ces Forts bâtis après la défaite de 1870 qui entouraient la périphérie de Lyon. Déclassé, il est d’une part possible d’en visiter les infrastructures lors de visites programmées. Mais côté est où se passe mon histoire, il y a un bâtiment plus neuf au plus haut qui sert de réservoir d’eau. A la limite extérieure, ce bois est séparé par un grillage d’une autre partie de bois appartenant au service de santé des armées de Lyon…
Ce chat, j’avais vu qu’il était tout jaune ( depuis je sais qu’il a un peu de blanc sur le cou et le ventre ) C’est un matou aussi maigre qu’un loup, et il se méfiait de moi… Dame, comme tout bipède humain, il me confondait avec toutes les Mémères et les pépères à chien-chien ; ceux-ci l’ayant sans doute coursé souvent !
Mais il s’arrêtait chaque fois que je passais, et de loin, il m’observait. Je me suis mis à lui parler ! Et il m’a répondu un jour d’un miaulement grave et rauque ; j’ai eu l’impression d’entendre : « Mao… » alors comme il est jaune, Même ses yeux, je l’ai baptisé ainsi !
M’approchant de plus en plus, à chaque fois, en fin de compte il préférait descendre sur les pierres du mur penché à 30° vers le fossé; Griffes à l’envers, c’est une prouesse ? Puis il allait sur l’autre mur en face et disparaissait toujours dans le même trou : son antre et son refuge ?
Il y a toujours une mare d’eau juste à côté. Un tuyau crevé à partir du château d’eau ? Il a donc à boire. Quant à la nourriture, il y a beaucoup d’oiseaux dans ce bois, mais encore faut-il les attraper ? Apparemment en tout cas il ne s’en prend pas aux écureuils roux qui jouent au trapèze volant un peu partout….
A Rozier en septembre, un gardiennage où l’on s’était chargé de nourrir les six chats de la châtelaine en vacances, je m’y étais fait un ami collant tellement il me suivait partout en miaulant sur tous les tons. C’était Caramel, et baptisé par moi Caramel chanteur…
Au retour, cela m’a donné l’idée d’acheter du kit et cat en petites boîtes pour Mao. Dans un trou du mur qui jouxte le fossé, là où aucun chien ne peut se risquer, je lui laisse journellement la valeur d’une demi-boîte dans un plastique ouvert. Récupérant celui de la veille pour le mettre à la poubelle, cela va de soi !
Une fois, puis deux, il a observé mon manège… de loin. Le troisième il s’est décidé dés mon passage. Maintenant quelle que soit l’heure, sans doute guette-t-il ma venue ( ? ) il arrive et tout en m’observant, se met à table…
Je lui parle, il m’écoute sans en avoir l’air. Repas goulûment pris, Il vient s’asseoir gravement sur le mur, et puis il se met à sa toilette. Il est propre de partout, sauf sur le dos… dame sa langue n’y arrive pas, alors on dirait une crête hirsute, un peu comme s’en font nos ados à grand renfort de laque…
Je ne chercherai pas à l’approcher jusqu’à faire mine de le caresser. Je sens qu’il tient à ce que nous gardions nos distances. Pourtant quand il me gratifie de « mao » avec sa voix grave et rauque, j’y sens reconnaissance et amitié !
Une histoire toute simple. Même s’il était plus jeune je n’aurais pas cherché à l’emmener chez moi pour en faire un chat d’appartement. C’est un chat des bois, Il y est libre et c’est sa vie…
Maintenant, je vais chaque jour au Fort, même si je dois d’abord aller ailleurs, j’y passe au retour. Et quand je le quitte, il m’accompagne gentiment sur une centaine de mètres, puis me quitte avec un « Mao » d’adieu !
Mais quand j’aperçois un propriétaire de chien, lui a déjà vu ( ou senti ? ) son ‘ennemi’ héréditaire. Il se glisse, car il les connaît tous, par un petit coin soulevé du grillage, et côté école de Santé, il regarde moqueur la grosse bébête ‘sniffer’, et gratter sous le grillage… Ainsi de Lisa, une amie chienne aussi, qui est à moitié boxer, et ne risque pas de s’y glisser !! Sa propriétaire même A… m’a dit qu’elle connaissait ce chat ‘sauvage’ ( ? ) pour l’avoir vu filer au loin souventes fois… Elle n’en revenait pas qu’il se soit si vite apprivoisé, tout en gardant ses distances et sa personnalité !
Jan