Impure
Maître Poète
Je sais que mes appels doivent se compter par milliers. Dès que tu reconnais ma voix, tu supprimes mes messages sans aucune hésitation. Pourtant, j'ai persiste à croire que la curiosité finira par te mener à les écouter. Un seul suffirait pour que tu constates ma misère sans toi. Je conserve encore ce minable espoir. Peut-être est-ce insensé, peut-être que ces rêves d'amour renouveau sont incongrus.
J'ai l'impression que la vie est un grand abîme. Un énorme gouffre profond où règne une solitude sans fin, la noirceur étant l'unique réalité. J'essaie de mettre de l'ordre dans mon chaos, de traduire le charabia qu'est l'amour en des mots pour te décrire combien tu me manques. J'essaie de trouver un sens à cette éternité qu'est le temps sans toi. Et lorsque j’échoue, je rugis ma colère et mon désespoir. Tu sais, parfois je cris ton nom. Parfois je le hurle à m’en briser la voix. Parfois je le pleurs. Parfois, j'entends ta voix qui me répond. Je me souviens de sa fougue et de sa vitalité, mais aussi de sa douceur. Puis je m'aperçois que ce n'est que l'écho de mes appels qui résonne encore et encore.
C'est bien pire que la mort. Même si la mienne arrive avec sa grande fourche bien affutée, décidée à me transpercer la peau, je n'ai pas peur : l'amour est bien pire. Je suis assujettie à ce manque qui dévore chaque parcelle de mon esprit goulument, me laissant qu'avec les fragments sanglants d'un coeur brisé et avec l’âme plus sombre que les plumes d’un corbeau. Parfois, j'aimerais même ne pas t'avoir rencontré : ce besoin de toi serait resté inconnu et je ne m'en languirais pas ainsi. L'amour a fait tomber les ancres de ma raison.
J'ai l'impression que la vie est un grand abîme. Un énorme gouffre profond où règne une solitude sans fin, la noirceur étant l'unique réalité. J'essaie de mettre de l'ordre dans mon chaos, de traduire le charabia qu'est l'amour en des mots pour te décrire combien tu me manques. J'essaie de trouver un sens à cette éternité qu'est le temps sans toi. Et lorsque j’échoue, je rugis ma colère et mon désespoir. Tu sais, parfois je cris ton nom. Parfois je le hurle à m’en briser la voix. Parfois je le pleurs. Parfois, j'entends ta voix qui me répond. Je me souviens de sa fougue et de sa vitalité, mais aussi de sa douceur. Puis je m'aperçois que ce n'est que l'écho de mes appels qui résonne encore et encore.
C'est bien pire que la mort. Même si la mienne arrive avec sa grande fourche bien affutée, décidée à me transpercer la peau, je n'ai pas peur : l'amour est bien pire. Je suis assujettie à ce manque qui dévore chaque parcelle de mon esprit goulument, me laissant qu'avec les fragments sanglants d'un coeur brisé et avec l’âme plus sombre que les plumes d’un corbeau. Parfois, j'aimerais même ne pas t'avoir rencontré : ce besoin de toi serait resté inconnu et je ne m'en languirais pas ainsi. L'amour a fait tomber les ancres de ma raison.
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