sebas
Nouveau poète
MAMAN...... PARDON
Il y aurait eu de la place au sous-sol
Pour une mignonne cuisine
Un petit frigo, deux casseroles
Une table ronde, une assiette
Et une rampe d'escalier
Pour ne jamais qu' elle trébuche.
Une jolie cage dorée
Pour son éternelle perruche.
Il aurait eu de la place, je sais bien
On avait déjà le matelas
Il y avait déjà une salle de bain
Et une télé qui ne servait pas
Le grand mur aurait été plein
De ses photos de grand-papa,
De toi, de moi et des gamins
Qu'elle aurait gavé de chocolats
Bien sûr qu'elle s'est laissée mourir
Elle n'aimait que sa famille
Bien sûr que ça ne la faisait pas rire
De jouer aux cartes, de jouer aux dés
C'était une femme de maison
C'était une mère de famille
D'une grande fille pas gentille
Qui l'a laissée à l'abandon
Bien sûr qu'elle a dû espérer
Qu'on prenne soin de ses vieux jours
Et qu'on revienne la chercher
Quand elle appelait au secours
Du fond de ce maudit foyer
Quand elle tremblait de tous ses membres
Par chance que Dieu est arrivé
Elle s'est tuée à nous attendre.
Il y aurait eu de la place au sous-sol
Tout plein d'espace au dessus du lit
Pour qu'elle accroche images saintes et crucifix
J'aurais pu lui coudre des robes
Pour qu'elle se sente jolie
Comme lorsque j'allais à l'école
Et qu'elle me faisait mes habits
C'est un peu tard pour les regrets
Elle ne peut plus me pardonner
Et maintenant je nourris
Une vieille perruche qui s'ennuit
Il y aurait eu tant de place ici
Mais je lui ai fermé ma porte
Et même si tout le monde me dit
Que c'est pas de ma faute
Si elle est morte
Moi je sais bien qu'elle serait là
Pas vive comme autrefois bien sûr
mais tellement souriante, j'en suis sûre
Si au lieu de la conduire là-bas
Je l'avais accueillie chez moi.
Sébastienne
Il y aurait eu de la place au sous-sol
Pour une mignonne cuisine
Un petit frigo, deux casseroles
Une table ronde, une assiette
Et une rampe d'escalier
Pour ne jamais qu' elle trébuche.
Une jolie cage dorée
Pour son éternelle perruche.
Il aurait eu de la place, je sais bien
On avait déjà le matelas
Il y avait déjà une salle de bain
Et une télé qui ne servait pas
Le grand mur aurait été plein
De ses photos de grand-papa,
De toi, de moi et des gamins
Qu'elle aurait gavé de chocolats
Bien sûr qu'elle s'est laissée mourir
Elle n'aimait que sa famille
Bien sûr que ça ne la faisait pas rire
De jouer aux cartes, de jouer aux dés
C'était une femme de maison
C'était une mère de famille
D'une grande fille pas gentille
Qui l'a laissée à l'abandon
Bien sûr qu'elle a dû espérer
Qu'on prenne soin de ses vieux jours
Et qu'on revienne la chercher
Quand elle appelait au secours
Du fond de ce maudit foyer
Quand elle tremblait de tous ses membres
Par chance que Dieu est arrivé
Elle s'est tuée à nous attendre.
Il y aurait eu de la place au sous-sol
Tout plein d'espace au dessus du lit
Pour qu'elle accroche images saintes et crucifix
J'aurais pu lui coudre des robes
Pour qu'elle se sente jolie
Comme lorsque j'allais à l'école
Et qu'elle me faisait mes habits
C'est un peu tard pour les regrets
Elle ne peut plus me pardonner
Et maintenant je nourris
Une vieille perruche qui s'ennuit
Il y aurait eu tant de place ici
Mais je lui ai fermé ma porte
Et même si tout le monde me dit
Que c'est pas de ma faute
Si elle est morte
Moi je sais bien qu'elle serait là
Pas vive comme autrefois bien sûr
mais tellement souriante, j'en suis sûre
Si au lieu de la conduire là-bas
Je l'avais accueillie chez moi.
Sébastienne
Inspirée de la chanson de la chanteuse québecquoise Linda Lemay