L’amour ne fait pas le bonheur , mais il y contribue ; il est comme le feu sur l’âtre . Nous voilà amoureux d’une jolie mulâtre : l’amour nous guérit , mais aussi , l’amour nous tue ! Car l’amour jamais on n’oublie on garde en nous un éternel dépit . Jamais ne s’éteint la flamme de la passion, l’amour nous conduit à la déraison . Quand l’être aimé nous a trahis a oublié ses belles paroles, quand dans d’autres bras il se console , nous n’en demeurons pas moins d’amour transis ! S’incruste alors en nous le démon de la jalousie, ce responsable de tant de drames . De l’amour , jamais nous ne connaissons la trame , l’amour est à la fois la mort mais aussi la vie . L’amour est comme une pieuvre ; il nous asperge de l’encre noire de la passion, il nous enserre avec ses tentacules et avec ses ventouses il nous fait mille suçons . C’est à la fois la plus pénible des épreuves , et la seule devant laquelle jamais on ne recule !