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mal de vivre - éminez

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion benjo
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benjo

Nouveau poète
Cela fait plusieurs mois maintenant que je suis très mal à l'aise lorsque je sors sans mon homme.
Mal à l'aise car d'après pas mal de mes proches amis et famille, j'attire beaucoup de regard et ce malgré moi.
Pourtant lorsque je sors sans mon homme je ne porte aucune tenue qui me dévoile de trop et je ne mets jamais de talons.
Quand je pars en balade sans lui, je suis du genre à me mettre en jeans, collants en coton non transparents,
des petits hauts sympas qui ne sont pas décolletés et assez ample, j'aime aussi mettre des gilets longs pour cacher mes fesses,
des chaussures plates font l'affaire et l'accessoire indispensable c'est bien mon écharpe,
j'en ai tout une collection et pour toutes les saisons,
j'en mets tout le temps au cas ou je me penche et que mon haut ample laisse apparaître ma poitrine.
Je ne suis pas non plus adepte du maquillage pot de peinture.
Bref, tout ca pour vous dire que quand je sors sans lui, je me cache. Même en me cachant,
cela ne change rien j'attire quand même des regards insistants,
les mecs se retournent quand même sur moi alors que je ne fais rien pour.
Ca me met vraiment en colère et me perturbe beaucoup. Même cachée sous ma tonne de vêtements,
j'arbore toujours mon propre style qui je l'avoue parfois peut s'apparenter à quelque chose de différent voire excentrique ...
est ce alors pour cela que l'on me regarde ?
je ne sais pas. Lorsque je prends le bus, parfois j'en pleurerai tellement que le comportement des hommes me fait peur. Une fois,
j'étais dans la ligne 3, toute de noir et gris vêtue, un homme s'assis à côté de moi et pourtant le bus ne manquait pas de place assise.
Il était complètement collé à moi et a été jusqu'à poser sa main sur ma cuisse,
j'étais comme tétanisée et complètement choquée au point que je tremblais de partout.
Je n'osais même pas le regarder pour lui dire pardon et changer de place tellement qu'il m'effrayait
( en plus j'avais mon sac de courses -_-" ), il faut dire aussi qu'il puait l'alcool et le sale ...
10 mins après, il est enfin descendu du bus, une mamie s'est alors assise à côté de moi et si j'avais pu j'aurais pleuré dans ses bras.
Par le passé, dans la ligne 11, un jeune homme aussi m'avait touché la cuisse en me disant je suis l'homme qu'il te faut.
Etant donné qu'il était assis en face de moi et beaucoup moins effrayant que l'homme de la ligne 3,
j'ai su le remballer bien comme il faut en lui disant d'ôter sa main sinon il aurait affaire à mon copain de l'époque. Ce jeune homme,
je le connaissais de vue, il était ami avec une ancienne amie à moi...
La dernière fois, j'étais assise dans la ligne 9, le bus bondé de gens,
un jeune homme me demande la permission pour prendre la place à côté de moi,
je n'allais pas refuser dans le sens ou le bus était plein à craquer et que
la seule place restante était celle à côté de moi. J'étais partie d'une bonne intention,
c'est comme si j'avais fait ma BA. Je n'avais pas mes écouteurs sur les oreilles et il
commença à me draguer avec des paroles fleurs bleue à deux balles, lorsqu'il se mit debout
il me demanda si j'étais casée alors je lui ai répondu que j'étais même fiancée en insistant sèchement sur ce mot,
puis il est descendu. Par chance, il n'a pas osé me toucher et s'il l'avait je crois que je l'aurais baffé !
J'en ai marre de ces dragueurs à deux balles dans le bus, j'en ai marre de ces mecs qui me déshabillent du regard ou me regardent de la tête aux pieds,
j'en ai marre de ces mecs aux mains baladeuse, j'en ai marre des hommes qui se retournent sur mon passage,
j'en ai marre des mecs ici qui croient que quand je les ajoute à mes amis ils vont obtenir quelque chose de moi
Je ne fais rien pour que ca m'arrive et j'ai l'impression que
ca n'arrive qu'à moi. Quand de telles choses m'arrivent j'ai
l'impression de manquer de respect à mon homme et ca me fait
vraiment mal au coeur. Ma mère, quant à elle, pense que je ne
lui manque pas de respect. Pour moi, attirer d'autres hommes
alors que je suis en couple c'est de l'irrespect total vis à
vis de mon fiancé et je ne sais pas comment y remédier car quand
je sors sans lui j'essaye d'être la plus simple possible.
Est ce vraiment de ma faute, dois-je me faire du soucis ?
Est- ce que je dois arrêter de sortir seule avec ma mère ou mes amis ?
Je ne sais pas, je suis perdue, ca me fait du mal et ca me fait mal
pour mon homme car je suis à lui et à personne d'autre
Pour l'instant je me contente de remettre ces mecs à leur place avec mon regard qui en dit long.
Tout a commencé lorsque j'avais seulement 9 ans. C'était la première fois que mes parents me plaçaient en maison d'enfant.
Pour moi ce fut un choc émotionnel et psychologique vraiment très lourd. Je n'acceptais pas le fait que mes parents m'éloignent
du cocon familial de cette manière, je me rendais malade de vivre sans eux, et surtout je me laissais mourir à petit feu. Pour
les apitoyer sur mon sort, j'avais alors décidé d'arrêter de manger, je m'étais vraiment rendue très malade au point d'être démunie de force ...
Malgré tout je réussissais bien mes études en école primaire, mais ce ne fut pas assez pour que je reste là bas,
me voyant à l'agonie, mon papa décida alors de me reprendre à la maison afin que l'on reconstruise notre famille.
J'avais en quelques sortes réussi ma bataille, mon combat. Les années ont passé, les kilos sont revenus et l'image
que j'avais de moi était celle d'un monstre. Je suis arrivée au collège en classe de 6 ème et là une année très bouleversante pour moi se passa.
J'étais la cible de beaucoup de moquerie, on disait de moi que j'étais une grosse vache, un monstre et que si je continuais de manger je finirai par mourir.
La méchanceté envers les enfants, c'est ce qu'il y a de plus pire et ca laisse vraiment des traces indélébiles malheureusement.
Ne supportant plus toutes ces moqueries,
j'ai demandé à mes parents et à mon psy de l'époque qu'ils fassent le nécessaire pour que je fasse ma rentrée de 5 ème en cure d'amaigrissement.
Je suis alors partie dans les Vosges pour environ 3 mois.
J'étais suivie dans grande structure médicale qui s'appelaient La Combe. Quand je suis arrivée là bas avec tous mes bagages,
les filles de l'unité me demandaient quelles étaient les raisons qui m'ont fait venir jusque là. Je répondais timidement que j'étais là pour maigrir
( effectivement la plupart des filles faisaient le triple de ma taille ).
Dès le début certaines tensions sont apparues envers les autres et moi même car elles jugeaient mon hospitalisation inutile.
Au fur et à mesure que les jours passaient, nous nous sommes heureusement liées d'amitié pour le bien de tout le monde.
Au collège du village de Senones tout se passait bien pour moi, de même pour ma cure. Je perdais à une vitesse folle le poids que j'avais à perdre.
Je perdais tellement vite du poids que j'en suis arrivée à me retrouver la peau sur les os, le visage livide. Oui, je souffrais bel et bien d'anorexie.
Je faisais 1m64 environ pour a peine 43 kilos.
Ce qui était vraiment insuffisant donc les médecins ont décidé de prolonger mon hospitalisation afin que je reprenne du poids.
Mes parents étaient contre, ils voulaient que je regagne mon collège d'origine et me refaire prendre du poids à la maison tout en surveillant mon alimentation.
Je suis alors rentrée chez moi. A mon retour tout le monde se moquait de moi car ils me trouvaient beaucoup trop maigre et très peu féminine du fait de mon manque
de formes. Avec le temps, les kilos se sont réinstallés jusqu'à mes 18 ans à cause des médicaments que je prenais.
Alors on se moquait toujours autant de moi, on m'appelait l'homme, le bic et boc, la truie et j'en passe et des pires.
J'ai décidé d'arrêté mon traitement de moi même afin de m'affiner.
Avec beaucoup de chance, j'ai a nouveau réussi à m'affiner jusqu'à devenir normale. Mais les moqueries faisaient toujours partie de mon quotidien.
A l'heure d'aujourd'hui, je ne suis plus la victime de moqueries, mais je souffre de TCA ( troubles du comportement alimentaire ).
C'est à dire que je me persuade que je n'ai pas faim, que je suis grosse afin de moins manger et de me sentir mieux dans ma peau.
Cette maladie fait partie quasiment de mon quotidien.
Je ne sais pas si c'est parce que je souffre de mon poids ou si parce que j'ai eu une puberté très tardive que l'on me rajeunit beaucoup,
mais tout ce que je sais c'est que j'ai beaucoup fait souffrir mon corps,
mon moral et mes proches. Alors mesdemoiselles qui pensez que l'anorexie et la maigreur c'est beau,
essayez de comprendre mon histoire et de vous verrez certainement que l'anorexie est un vrai cauchemar,
une maladie qui vous détruit plus qu'elle ne vous embellie. Une vraie femme est une femme avec des formes,
il faut comprendre qu'en grandissant un corps d'enfant maigrichon n'est plus fait pour nous .... A 18 ans,
je n'avais ni poitrine, ni taille et encore moins mes règles. Tout ca à cause de cette foutue maladie qui s'appelle l'anorexie et qui m'a plombée ma puberté.
Ca m'a pris jusqu'à' à mes 19 ans pour avoir des formes féminines et 20 ans pour avoir mes vraies premières règles.
Moi, je m'souviens des réveillons de passage à la nouvelle année très ennuyeux. Je me retrouvais souvent seule avec mes parents à la maison par faute d'argent
et par faute d'idées de soirées. Je me souviens aussi de ces beaux paysages enneigés, parfois gelés, des routes verglacées... ah nostalgie de ces vrais hivers
quand tu nous tiens ... C'était si beau de voir ces paysages figés par la glace et recouverts de neige, j'adorais passer mon temps derrière ma fenêtre à observer
le moindre changement climatique. Le moindre flocon me rendait folle de joie, au fur et à mesure que les heures passaient les centimètres de neige s'accumulaient,
ils rendaient ce paysage vraiment merveilleux à observer. C'était comme recevoir de la magie plein les yeux. Malheureusement, l'évolution climatique conduit cette
année à un nouvel an plutôt doux pour la saison et tous ces paysages féeriques du passé restaient alors enfuis dans ma mémoire. Quel dommage, quelle déception.
Mais cela ne m'a pas empêchée, pour une fois, de vraiment m'éclater comme une folle. Nous (mon fiancé, ses amis et moi) avons fêté le passage en 2012 en boite de nuit.
Je ne suis pas boite du tout mais pourtant
j'ai passé une soirée extraordinaire avec des gens tous aussi sympathiques les uns que les autres. Je ne me suis presque pas arrêtée de danser comme à
l'époque ou j'enchainais défilé et représentation de twirling bâton. J'étais complètement possédée par la " Night Fever ", un truc de ouf !
J'étais présente sur tous les types de danses, que ce soit de la jumpstyle en passant par la danse orientale et la fameuse danse de la corde à sauter,
je savais comment occuper le dancefloor. Oui, Mylii, elle était dans la place !
Elle était dans la place jusqu'à ce qu'elle se mette à faire une grosse crise d'angoisse et de larmes à l'idée de passer une nouvelle année sans son papa
et à souffler ses 25 bougies sans lui...Nouvelle année est aussi synonyme de résolutions, des résolutions qui l'avouons nous, nous ne tenons que très peu
voir pas du tout. Quand je vois ces gens qui disent qu'ils veulent arrêter la clope ou commencer le sport, ils me font bien rire.
Ce n'est pas que je ne crois pas en eux mais pour pouvoir arrêter la cigarette quand on y est accro faut y aller et je parle en connaissance de causes
*(je ne suis pas une fumeuse, mais je suis entourée d'accros à la clope). C'est souvent plus facile à dire qu'à faire car le manque
de la nicotine est vraiment très pesant et rend parfois fou ! Pour le sport c'est pareil, j'y crois pas que vous puissiez tenir cette résolution,
pourquoi ? Parce que tout simplement, vous aurez toujours le même mode de vie, le même train train et surtout la même vie professionnelle et familiale
qui vous bouffe pas mal de temps. Vous voulez vous mettre au sport ok, mais alors je vous souhaite bonne chance pour caser ca dans votre emploi du temps
toujours aussi surchargé et de ne pas lâcher prise à cause d'une fatigue ingérable.
Pour moi ce genre de résolutions en cartons ne tiennent pas la route, je les trouve stupides. Pour moi,
résolution rime avec envie. Des envies qui se marient parfaitement avec mon mode de vie et donc que je puisse réaliser sans embuches.
Des envies pour mon bien personnel, des envies pour mon avenir professionnel, des envies pour mon couple.
Pour moi les résolutions ne sont pas un renouveau, mais un simple plaisir qui fait du bien et qui nous rend heureux et comblé.
En 2012, je voudrais faire tout ce qui n'a pas été possible en 2011. J'ai pas besoin de changer ma vie de A à Z chaque année pour me sentir mieux,
j'ai juste besoin d'évoluer dans les domaines qui m'habitent depuis toujours. Si j'évolue dans ce qui me plait,
ca me rassure parce que ca me prouve que je ne stagne paset que par conséquent je GRANDIS
D'après mon horoscope l'année 2012, serait mon année ! Ouai comme chaque horoscope de début d'année.
A les écouter on a l'impression que ça va être THE année ou tout va se jouer, se créer, se réussir et se faire.
Hmmm foutaise ? mythe ? réalité ? je ne sais pas, je ne suis pas encore devin. Mais si cette fois, il disait vrai,
et si ça allait vraiment changer ? On aime se laisser prendre au jeu de l'horoscope mais seulement lorsqu'il est positif ou en notre faveur.
Rien nous engage à y croire, mais y croire c'est se risquer à une éventuelle déception.
Il parait que je devrais enfin tirer un trait sur mon douloureux passé et que la page serait définitivement tournée.
Il parait, rien n'est sur, rien n'est probable mais ca ne me ferait pas de mal que ca arrive enfin. Nouvelle évolution dans ma vie ?
Peut être, et ça j'ai vraiment envie d'y croire. J'ai envie que ce
soit vrai et possible. Et pour que ce soit possible et vraiment vrai il faut que j'y mette du mien pour que ca fonctionne !
Depuis que je suis toute petite, j'ai toujours eu beaucoup de mal avec les fêtes de fin d'année. Pour moi les fêtes de fin d'année ne sont pas
synonyme de repas en famille, de moments de joie et de bonheur. Chez moi les fêtes de fin d'année riment plutôt avec ennui et solitude.
Dès mon plus jeune age, j'ai toujours fêté Noel et nouvel an seule avec mes parents et mon frère. Assis autour de notre grande table de salle à manger,
le temps paraissait si long, les repas tellement ennuyeux que mon papa ne tenait jamais jusqu'à minuit pour ouvrir les cadeaux. Comme un rituel,
chaque 24 décembre vers 22h nous ouvrions alors nos cadeaux. Une fois les cadeaux de Noel ouverts, le moment pour chacun d'aller regarder la TV
ou d'aller au lit était venu. J'ai toujours eu l'impression de ne partager aucun moment de joie avec mon papa, ma maman et mon frère peut être à cause de
l'animosité que nous éprouvions les uns envers les autres. Les tensions entre mes parents se faisaient toujours ressentir, on avait l'impression qu'ils se
forçaient à sourire pour qu'on passe un joyeux Noel. La journée du 25 décembre était quant à elle consacrée au grand repas du jour de Noel,
mais malheureusement une année sur deux, je me retrouvais encore seule avec mes parents car mon frère lui fêtait ce jour dans sa belle famille.
C'était vraiment triste de ne plus pouvoir fêter le réveillon et le jour de Noel avec mon frère, ca me blessait profondément ! Le 26 décembre,
quant à lui n'a jamais été plus festif que les autres jours. Souvent nous étions invités chez ma grand mère maternelle à boire le café.
Une famille tellement nombreuse qu'il n'y avait pas de place pour que tout le monde s'assoit autour de la table mais qu'importe puisqu'on était tous réunis.
Certes, on était peut être tous réunis mais je me sentais toujours comme le vilain petit canard, aucun lien avec mes cousins cousines. J'étais la seule avec
mes parents à ne recevoir aucun cadeau de Noel de la part de ma grand mère. Mes parents en avaient marre que ma grand mère fasse autant de différences,
donc ils ont finit par décider qu'on ne fêterait plus le 26 décembre chez ma mémère ! Ils étaient très froissés par son attitude.
Ils se fichaient de ne pas avoir de cadeaux pour eux mais le fait que tous mes cousins cousines ouvraient leur paquet devant moi leur brisait le coeur.
Au fur et à mesure que les années passaient nous avions pris l'habitude de fêter Noel tous les 3. Avec le temps, je me suis dit que ce n'était pas plus mal
parce qu'au moins mes parents faisaient ca pour notre bien de nous éloigner de la famille.
Depuis, le décès de mon papa je fête Noel avec ma belle famille, grâce à eux, je vois Noel différemment et je trouve les fêtes
beaucoup moins ennuyeuses même si je ne mange quasiment rien du fait que je suis extrêmement difficile ! Pour moi, ils sont comme ma propre famille.
Nouvel an, quant à lui, nous ne le fêtions pas par manque d'argent, un simple repas avec mes parents faisaient l'affaire.
Je ne pouvais pas non plus me permettre de sortir avec mes amis car mes parents ne me donnaient pas d'argent de poche.
Nouvel an, pour moi c'est encore plus commercial que Noel et ca ne m'intéresse pas plus que ca de le fêter.
Je l'ai fêté une fois avec mon chéri dans une salle et je trouvais ca vraiment pas exceptionnel ...
Mais attention, cette année tout est en passe de changer, je crois que je vais passer les meilleures fêtes de fin d'année !
En effet, le 24 décembre, je vais fêter Noel chez la maman de mon chéri ce qui promet d'être génial comme à chaque fois !
Mais le 25 décembre, encore mieux ! Grâce au papa de mon homme nous allons partir aux sports d'hiver. Une grande première pour moi,
un cadeau inespéré, une joie immense. Même si je n'ai jamais fait de ski, je sais déjà que je vais m'éclater et en profiter au maximum !
Ca va me faire un bien fou ! J'ai tellement hâte si tu savais ! Nous partons du 25 au 31 décembre aux Ménuires dans les Alpes.
Je me sens toute excitée à l'idée de partir.
Si je suis moins connectée en ce moment c'est parce que tout d'abord j'ai subi un grand chamboulement dans ma vie et aussi parce que j'ai beaucoup de travaux
à faire dans mon appartement. Mais en réalité, la dessous se cache quelque chose ... mon homme m'a annoncé il y a deux semaines jours pour jours qu'il allait
quitter notre appartement pour retourner vivre chez sa maman. Imaginez à quel point cette décision a pu me choquer et me bouleverser.
J'ai vraiment très peur de me retrouver seule face à moi-même, de ne plus partager autant de choses avec mon homme. Depuis qu'il m'a annoncé cela,
je me sens très fatiguée moralement et physiquement, très triste et apeurée. Je me sens comme abandonnée des personnes que j'aime le plus
(pas de fêtes de Noel chez ma maman puisqu'elle ne veut pas inviter mon homme puisqu'il part, mon homme qui décide de retourner chez sa mère,
mon papa qui ne sera pas là ...). Si mon homme a décidé de quitter notre appartement c'est pour mieux réussir ses études, ce que je ne comprends
pas vraiment puisqu'il est le meilleur élève de sa classe avec plus de 18 de moyenne générale. Pourtant à plusieurs reprises je lui ai proposé de prendre
un appartement plus grand pour avoir plus d'espace et hors des quartiers résidentiels, tout l'opposé de l'endroit ou nous vivons actuellement.
Ses réponses restaient
toujours évasives, démotivées parfois il restait même muet. J'aurais fait n'importe quoi pour son bien... Il me dit qu'il ne peut pas concilier sa vie
d'étudiant et notre vie de couple, que ce n'est pas bon pour lui ... Alala et dire que cette appartement nous l'avions décoré, meublé et aménagé ensemble,
voilà pourquoi je suis en travaux, car il va me manquer des meubles puisqu'il va reprendre les siens ce qui est normal. Ca me fait mal de le voir rentrer tard
le soir car il s'occupe de refaire sa chambre chez sa mère, sa me fait mal de me dire qu'il s'envole peu à peu de notre nid douillet. Je ne sais
pas encore à quelle date il va partir mais je souffre déjà à l'idée de ne plus trouver sa présence à la maison le soir en rentrant, de ne plus l'embêter le câliner,
de ne plus voir toutes ses affaires et même de les ranger. Jusqu'à la dernière minute je me persuadais que ce n'était pas vrai et qu'il allait rester,
mais l'évidence de son départ est devenue indéniable. Je m'étais tellement habituée à tout ce confort matériel et sentimental qu'il m'apportait depuis qu'il avait
emménagé le 21 avril 2011. Depuis qu'il habitait avec moi dans l'appartement que nous avions
choisi tous les deux, je me sentais sereine, apaisée, beaucoup moins jalouse, je lui faisais entièrement confiance et je ne doutais plus de lui.
J'ai peur qu'à son départ je recommence mes crises d'angoisses, de nerfs et de jalousie... ca m'effraie vraiment
au plus haut point. J'ai peur que la solitude dans mon appartement m'apporte une vie monotone et sans intérêts. Je pensais être tranquille au moins jusqu'à la
prochaine rentrée scolaire soit nos 4 ans de relation. Je savais qu'il m'annoncerait peut être son départ à la rentrée pour ses études, j'en étais consciente mais
je ne pensais pour le moins du monde que ca allait arriver aussi tot. Je n'ai franchement pas eu le temps de m'y préparer, je me sens comme trahie et délaissée. Oui,
je veux bien concevoir qu'il ait besoin de plus d'espace pour évoluer, oui je veux bien croire que chez nous c'est trop petit mais non je refuse que notre relation en
pâtisse. Si mon homme avait décidé d'emménager avec moi c'était pour avoir son indépendance et être libre de toute autorité parentale... Lundi, ma maman et
ma meilleure amie me voyant autant souffrir quant à son départ ont pris la route à 22H30 de chez elles à chez moi pour clarifier les choses avec Jérôme. Maman
l'a beaucoup jugé, lui a fait une sacrée morale ... Je ne sais pas tout ce qui s'est dit mais je sais que ma meilleure amie a essayé de comprendre la situation.
Maman et Aurélia en ont beaucoup parlé et apparemment
j'ai beaucoup plus de torts que mon homme. Ma mère en est arrivée à s'excuser par sms de l'avoir rabaissé et jugé ainsi car elle a pris conscience que
Jérôme est un chic type et que s'il fait tout ce qu'il fait c'est dans le
seul but de prendre soin de moi et de nous assurer un des plus merveilleux avenir possible. Ma mère m'a avoué qu'elle y était pour beaucoup dans nos tensions au
sein de notre couple du fait qu'elle avait mal jugé celui que j'aime et sa famille. Maintenant tout ca est passé, chacun a repris sa place, les choses sont dites,
tout est dit. Il faut que je me fasse au fait que je vais avoir 25 ans et que malgré mon peu d'expériences avec les hommes il faut que je sois plus tolérante envers
Djay et que j'arrête de me prendre la tête pour tout et n'importe quoi car il s'agit de l'histoire de ma vie et non pas d'une amourette de gosse. Mais si je suis
comme ca c'est surtout de la faute d'une personne à qui je laissais tout faire et qui m'a salie, blessée et maltraitée.Par ailleurs, pour éviter une solitude trop
pesante, ma mère m'a proposé d'emménager chez elle 3/4jours sur 7 afin que je me sente rassurée. Je ne vais pas m'incruster et l'embêter au contraire c'est juste
histoire de me sentir en sécurité. De fait, je vais aussi commencer les travaux dans ma chambre chez elle, réaménager peintures et déco afin que je me sente comme
chez moi, pas trop dépaysée. Le reste du temps,
je retournerai à mon appartement, les jours où Jérôme sera disponible pour qu'on se retrouve comme avant « chez nous »...J'ai tellement peur de la solitude ...
J'ai le cœur en vrac, l'esprit torturé, les yeux fatigués et humides.
A V O U E , T U B A V E S !
Nous avons déménagé de cette maison avant ma rentrée en CP, parce que l'entreprise de mon papa avait fait faillite. Malgré qu'il y eut beaucoup de mauvais moments
et beaucoup de tragédies dans cette maison, pendant des années j'ai eu du mal à encaisser le déménagement et souvent je disais à ma maman, " mais c'était ma maison,
je ne voulais pas partir" . Je ne sais pas à l'heure actuelle si c'est le déménagement ou les tragédies qui m'ont le plus perturbé !
C'était il y a peu être deux mois, je suis allée à une soirée avec des amis à mon chéri. Cette soirée se déroulait dans mon village d'enfance, Vatimont. Bien-sur,
je n'étais pas indifférente à l'idée de retourner " chez moi ". Arrivés là bas, nous nous sommes rendus dans la maison d'un couple que je connaissais très bien et
qui me connaissait tout aussi bien. Mon coeur, s'est mis à battre de toutes ses forces, je me sentais gênée et maladroite de me rendre chez eux après tant d'années.
Là beaucoup de souvenirs ont resurgit de ma mémoire, surtout ceux des chouilles interminables et endiablée. Faire la fête chez eux n'avait pas que des avantages,
cela créait beaucoup de tensions entre mes parents quand l'alcool prenait le dessus sur mon papa. A cause de l'alcool, il devenait violant dans ses paroles et
ses actes alors je fuyais de la maison de ce couple pour rentrer chez moi et me sentir protégée auprès de ma mamie. Ma mamie était temporairement hébergée
chez nous le temps qu'un autre conflit de famille se rétablisse. La soirée suivait son cours, j'avais beaucoup de mal à m'amuser, à me lâcher ...
me sentir à l'aise était difficile pour moi surtout que je ne suis pas dans le même genre de délires alcoolisés que les amis de mon chéri.
Mon chéri m'avait promis qu'on irait se balader près de " ma maison " alors je lui ai demandé à plusieurs reprises de poser son verre et de me suivre.
A force de persuasion et avec beaucoup de mal, il a enfin fini par me suivre. Arrivés devant la jolie maison de mon enfance, j'étais comme figée.
Mon regard se portait vers la fenêtre de ce qui était la chambre de mes parents, et comme si le temps avait fait un retour vers le passé je me suis mis
à entendre toutes les disputes entre mes parents, tous les cris de ma maman, tous mes pleurs, les ras le bol de mon frère .... J'avais comme un voile devant
mes yeux ce qui me procurait la sensation étrange de revoir des scènes bien plus que traumatisantes pour l'enfant d'à peine 4 ans que j'étais.
C'était vraiment bizarre, et d'un coup, j'entends une voix, celle de mon homme qui me ramenait tout doucement à la réalité.
Je me sentais rassurée de le voir à mes côtés jusqu'à ce qu'il me dise la phrase de trop,
peut être sous l'emprise de l'alcool, " ne pleure pas, moi aussi j'ai perdu ma maison et c'est pas pourca que je pleure quand je la vois,
allez on retourne à la soirée ". Cette phrase m'avait énormément blessée, alors je lui ai dit qu'il ne savait rien,
rien de ce qui se passait dans cette maison et qui me bouleversait à ce point. Au moment de se coucher,
j'ai pu discutait avec le couple qui nous accueillait pour la soirée, ils m'ont dit qu'ils ne s'attendaient pas à ce que mon papa parte aussi vite,
leurs yeux étaient tout rouge, j'ai lâché quelques larmes en leur avouant qu'il me manquait affreusement, ils m'ont dit " ne pleure pas ma puce, il t'aime ton papa
". Je m'étais blottie dans les bras de mon chéri, j'avais dormi toute ma nuit sans faire aucun cauchemar.
Le temps passe, les gens changent ... Les gens changent oui enfin je ne sais pas trop. Ils changent physiquement, ils grandissent, ils s'affirment,
ils deviennent adultes, ils travaillent, ils fondent une vie de couple, une vie de famille, ils vieillissent et finissent par mourir ... Ainsi va la vie,
ainsi est elle rythmée.
Oui, on subit beaucoup de changements au cours d'une vie c'est certain, mais personnellement j'ai l'impression de ne pas changer. Bientôt,
je vais passer le cap des 25 ans et cela me fait peur. J'ai peur car quand je fais le bilan des 5 dernières années, je vois une jeune fille complexée,
posée, timide, pas très fétarde, avec un style vestimentaire et capillaire personnalisé plus ou moins excentrique, aimant sortir avec ses amis en ville,
avoir ses amis à la maison, qui ne voit pas passer le temps ... Je vois aussi une fille passionnée par l'écriture, passant beaucoup de temps sur son blog
à s'exprimer et communiquer. Pour finir, je vois en moi une fille détruite par certains traumatismes et anéantie par la mort de son papa. Malgré que je
sache faire la part des choses, que je sache qu'il y ait un temps pour tout je ne me vois pas avoir 25 ans. Physiquement, on ne cesse de me rajeunir
et de me dire que je dois encore profiter de la vie. Je ne me vois pas non plus m'habiller plus classe, plus femme car cela ne me correspond absolument pas.
J'aime mon style et mon mode de vie mais j'ai peur parfois qu'il ne corresponde pas à celui d'une personne de 25 ans.
Pire encore, je n'arrive pas non plus à me projeter dans la tranche d'age 25/30 ans ! Je n'ai jamais fait partie des gens qui se projettent dans l'avenir,
je ne m'y projette pas par peur d'être déçue. Mais, si je ne me projette pas dans cette tranche d'age c'est tout simplement par peur,
je crois que je ne suis pas psychologiquement prête à passer le cap des 25 ans. A 25 ans, je ressens encore le besoin d'être cette jeune fille
qui va en ville avec ses amis, qui porte des jeans troués et décolorés, qui porte des mèches colorées, qui s'habillent dans un style qui fait
qu'elle se sent bien dans sa peau, qui délire sur n'importe quelles conneries, qui garde un doudou pour dormir, qui collectionne les Hello Kitty,
qui va se faire piercer ou tatouer. Qu'on me dise que ça ne fait pas très femme, je m'en fiche... Mentalement je suis assez mature et responsable pour
rattraper cette apparence physique qui pourrait me faire défaut. Quoiqu'il en soit, j'ai peur pour les 5 années à venir,
je me pose beaucoup de questions quant à mon évolution, mes envies et ce que je vais devenir.
J'ai peur que l'age me change et que je devienne une toute autre personne .... Parfois,
j'ai même peur que mon homme n'assume plus notre différence d'age alors des fois je lui glisse dans des conversations que je vais devenir vieille et lui me répond que ce n'est pas pour mon age qu'il m'aime. J'ai bien peur de commencer à complexer sur mon age et je ne sais pas comment y faire face, j'avoue que pour une fois je suis perdue et que je n'ai aucune solution à ce problème. Je sens que le cap des 25 ans va être une dure période plus difficile que celle de l'adolescence. Je n'imagine même pas comment vont se passer les années à venir... A l'heure qu'il est je suis angoissée, stressée, perturbée et j'aimerai pouvoir ralentir le temps... Je ne me sens pas vieillir comme si le temps n'avait aucune emprise sur moi Nous sommes jeudi soir, il est 22H04, je décide de mettre mon pyjama " Hello Kitty ". Je m'allonge tout doucement dans mon lit,
je m'étire un peu et bâille de temps à autre. Je me roule dans ma couette, me déroule et m'enroule jusqu'à ce que je trouve la bonne position.
Mon fiancé me rejoint tout en douceur, me donne mon étoile... Il me câline, me fait de tendres baisers. Je me sens bien,
je n'ai ni trop chaud ni trop froid et j'ai l'air tout à fait détendue. Je me tourne du côté de mon homme pour l'observer amoureusement avant de fermer les yeux,
une image dont je ne me lasserai jamais. Il est tendre, doux, calme et très affectueux il me laisse m'endormir paisiblement.
Je sens le sommeil prendre le dessus sur moi, je lui souhaite une bonne nuit et me retourne de l'autre côté.
Rares sont les nuits où je ne fais pas de cauchemars, rares sont les nuits ou je ne me réveille pas en sursaut sans rien comprendre à 3H18 du matin.
Lorsque mes nuits sont perturbées, je me sens bizarre à mon réveil, j'ai cette impression d'être déphasée et totalement démotivée. Et malgré ça,
je suis une personne du matin,
je fais partie de ces gens qui se lèvent aussitôt que le réveil sonne et qui sont d'attaque dès le matin...
Non mais cette nuit, celle de jeudi à vendredi fut complètement différente !
Tellement différente qu'elle me semblait presque irréelle ! Je ne me suis pas réveillée une seule fois en sursaut,
je n'ai fait aucun cauchemar. Cette nuit je l'ai vraiment savourée tout comme mon réveil au chaud bien emmitouflée dans ma couette.
Étrangement je voulais traîner au lit mais je n'y suis pas arrivé, cela ne me ressemble pas de rester couchée à rien faire.
Je n'ai jamais ressenti une telle sensation d'apaisement après une nuit de sommeil. Je me sentais très reposée, en forme,
dans un état d'esprit clair et limite épanouie. Rien ne semblait compromettre le déroulement de ma journée tout était mis
en oeuvre pour que je passe une bonne journée, une journée qui s'est finalement plutôt bien déroulée.
Dommage que je ne peux pas en dire autant des nuitset des journées qui ont suivi ...
On dit que le repos c'est le remède à tous les maux, fin pas tout le temps ...

texte écrie par ma pote rappeuse éminez
 
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