rivière
Maître Poète
Main dans la main
Sous la ramée,
près du chemin
où se repose ma mie,
dorment la mousse et le cytise.
Dans
le sang du zénith,
parmi
la prunelle des hameaux,
à
l’affût des escales des bruines,
retentit
le peuple des oiseaux.
Parfois,
les couronnes des ormes
se penchent
sur la douceur d’un faon,
quand
vagabonde
le
chuchotis d’une langueur.
A dextre, s’étire l’Ire,
sous l’effloraison des sèves,
avec au cœur,
l’antienne d’une brise.
Ô mon Dieu,
saluez la simplicité de ce lieu,
ces corolles
qui veillent sur mon aimée,
sur mon bourg
et le Maine, ma patrie,
et l’ambre d’écume
quand s’enfuient les trilles de rosée.
La nuit tombe,
il est temps de partir.
Gardons, ma mie,
la mémoire de ces instants,
avec
en nos paumes réunies,
la
tige d’une primevère et l’encens d’un rêve !
Sophie Rivière
Sous la ramée,
près du chemin
où se repose ma mie,
dorment la mousse et le cytise.
Dans
le sang du zénith,
parmi
la prunelle des hameaux,
à
l’affût des escales des bruines,
retentit
le peuple des oiseaux.
Parfois,
les couronnes des ormes
se penchent
sur la douceur d’un faon,
quand
vagabonde
le
chuchotis d’une langueur.
A dextre, s’étire l’Ire,
sous l’effloraison des sèves,
avec au cœur,
l’antienne d’une brise.
Ô mon Dieu,
saluez la simplicité de ce lieu,
ces corolles
qui veillent sur mon aimée,
sur mon bourg
et le Maine, ma patrie,
et l’ambre d’écume
quand s’enfuient les trilles de rosée.
La nuit tombe,
il est temps de partir.
Gardons, ma mie,
la mémoire de ces instants,
avec
en nos paumes réunies,
la
tige d’une primevère et l’encens d’un rêve !
Sophie Rivière