Filiatus
Maître Poète
Loin de la valise en carton
Loin des soucis d'émigration
Loin des petits poils au menton
Des ravissantes midinettes
Plus que le roi Alphonse XIII
Bien plus qu'Amalia Rodriguez
C'est une gloire portugaise
Connu de toute la planète
Je veux parler de Magellan
En français prénommé Fernand
Où "Fernando" en castillan
Le célèbre navigateur
Qui vogua sur toutes les mers
Pour faire le tour de la terre
Durant toute une vie entière
Et qui mourut sous l'équateur
Fernand serait né vers la fin
De mil quatre cent quatre-vingts
Dans un lieu qui est incertain
Situé au nord du Portugal
Ses parents sont des grands bourgeois
Qui le placent à "Lisboa"
Comme page à la cour du roi
Pour ces gens là, c'est capital
À vingt ans Fernand est chargé
En tant que nouvel officier
Rapidement de seconder
Un vieux capitaine au long cours
Cette première expédition
Fait germer en lui la passion
Des lointaines destinations
Vers les pays de ses amours
Tantôt sur la côte africaine
Où tantôt sur la côte indienne
Il traite avec les indigènes
Pour rapporter or ou épices
Mais c'est surtout à Malacca
Où Tamouls, Javanais, Chinois
Vivent en paix dans le détroit
Que ses voyages aboutissent
En mil cinq cent-douze, il remballe
Et dans un trajet sans escale
Il regagne le Portugal
Où durant six mois "c'est la ouate"
Il est blessé en cinq cent-treize
À la jambe, tout près de Fez
Malheureusement, sans prothèse
"Ad vitam æternam", il boîte
Mais cela ne l'empêche pas
D'avoir un projet immédiat
Dont il ne parle pas au roi
Qui n'apprécie pas son commerce
C'est une course autour du monde
Pour prouver à ces têtes blondes
Que la terre est pleinement ronde
Le projet que le marin berce
Pendant deux ans Fernand prépare
En Espagne le grand départ
Et pour se donner de l'espoir
Il s'unit avec Béatrice
Charles-Quint le fait commandeur
Puis enfin lorsque sonne l'heure
On lui fait une haie d'honneur
Et aussi un feu d'artifice
Cinq navires pour trois cents hommes
Soixante par bateau en somme
Celui de Magellan se nomme
Le Trinidad du nom de l'île
Après les Canaries, l'Afrique
La traversée de l'Atlantique
Dans des conditions chaotiques
Les marins touchent le Brésil
Ils passent l'hiver à Rio
Pas sur la plage au sable chaud
Mais sur le pont de leur bateau
Car dangereux est le rivage
Dès le printemps mil cinq cent-vingt
Longeant le rivage argentin
Magellan cherche son chemin
Mais ne trouvant point de passage
Trois équipages se mutinent
Et de peur qu'on ne l'assassine
Il fait tirer les carabines
Et reprend enfin le dessus
Lors, au bout d'un mois ou deux
Trois bateaux, excusez du peu
Parviennent en Terre de Feu
Pour poursuivre vers l'inconnu
Pendant quatre mois ils vont suivre
La route que les cieux leur livrent
Même s'ils n'ont que peu de vivres
Et que s'invite le scorbut
Peu avant que n'éclate un drame
Apercevant l'île de Guam
Le grand navigateur s'exclame :
"Nous avons atteint notre but !"
Poussé par la brise marine
La flotte, en glissant, s'achemine
Vers les paisibles Philippines
Que jadis il fréquentait tant
Mais en chemin il fait escale
Sur une île peu amicale
Où il exige, erreur fatale
De soumettre les habitants
Il s'ensuit une échauffourée
Entre soixante Portugais
Et de nombreux guerriers Malais
Surgissant à chaque seconde
C'est là que le grand Fernando
D'une flèche dans le dos
Quitte la vie un peu trop tôt
Pour valider son tour du monde
Loin des soucis d'émigration
Loin des petits poils au menton
Des ravissantes midinettes
Plus que le roi Alphonse XIII
Bien plus qu'Amalia Rodriguez
C'est une gloire portugaise
Connu de toute la planète
Je veux parler de Magellan
En français prénommé Fernand
Où "Fernando" en castillan
Le célèbre navigateur
Qui vogua sur toutes les mers
Pour faire le tour de la terre
Durant toute une vie entière
Et qui mourut sous l'équateur
Fernand serait né vers la fin
De mil quatre cent quatre-vingts
Dans un lieu qui est incertain
Situé au nord du Portugal
Ses parents sont des grands bourgeois
Qui le placent à "Lisboa"
Comme page à la cour du roi
Pour ces gens là, c'est capital
À vingt ans Fernand est chargé
En tant que nouvel officier
Rapidement de seconder
Un vieux capitaine au long cours
Cette première expédition
Fait germer en lui la passion
Des lointaines destinations
Vers les pays de ses amours
Tantôt sur la côte africaine
Où tantôt sur la côte indienne
Il traite avec les indigènes
Pour rapporter or ou épices
Mais c'est surtout à Malacca
Où Tamouls, Javanais, Chinois
Vivent en paix dans le détroit
Que ses voyages aboutissent
En mil cinq cent-douze, il remballe
Et dans un trajet sans escale
Il regagne le Portugal
Où durant six mois "c'est la ouate"
Il est blessé en cinq cent-treize
À la jambe, tout près de Fez
Malheureusement, sans prothèse
"Ad vitam æternam", il boîte
Mais cela ne l'empêche pas
D'avoir un projet immédiat
Dont il ne parle pas au roi
Qui n'apprécie pas son commerce
C'est une course autour du monde
Pour prouver à ces têtes blondes
Que la terre est pleinement ronde
Le projet que le marin berce
Pendant deux ans Fernand prépare
En Espagne le grand départ
Et pour se donner de l'espoir
Il s'unit avec Béatrice
Charles-Quint le fait commandeur
Puis enfin lorsque sonne l'heure
On lui fait une haie d'honneur
Et aussi un feu d'artifice
Cinq navires pour trois cents hommes
Soixante par bateau en somme
Celui de Magellan se nomme
Le Trinidad du nom de l'île
Après les Canaries, l'Afrique
La traversée de l'Atlantique
Dans des conditions chaotiques
Les marins touchent le Brésil
Ils passent l'hiver à Rio
Pas sur la plage au sable chaud
Mais sur le pont de leur bateau
Car dangereux est le rivage
Dès le printemps mil cinq cent-vingt
Longeant le rivage argentin
Magellan cherche son chemin
Mais ne trouvant point de passage
Trois équipages se mutinent
Et de peur qu'on ne l'assassine
Il fait tirer les carabines
Et reprend enfin le dessus
Lors, au bout d'un mois ou deux
Trois bateaux, excusez du peu
Parviennent en Terre de Feu
Pour poursuivre vers l'inconnu
Pendant quatre mois ils vont suivre
La route que les cieux leur livrent
Même s'ils n'ont que peu de vivres
Et que s'invite le scorbut
Peu avant que n'éclate un drame
Apercevant l'île de Guam
Le grand navigateur s'exclame :
"Nous avons atteint notre but !"
Poussé par la brise marine
La flotte, en glissant, s'achemine
Vers les paisibles Philippines
Que jadis il fréquentait tant
Mais en chemin il fait escale
Sur une île peu amicale
Où il exige, erreur fatale
De soumettre les habitants
Il s'ensuit une échauffourée
Entre soixante Portugais
Et de nombreux guerriers Malais
Surgissant à chaque seconde
C'est là que le grand Fernando
D'une flèche dans le dos
Quitte la vie un peu trop tôt
Pour valider son tour du monde