rivière
Maître Poète
Ma senestre s’enfonce dedans les lys de mon vagin
Le soleil luit dessus
les eaux du Loir en ce mois de mai,
je me promène seule aujourd’hui,
car tu es partie à Paris
pour une affaire quelconque,
ô mon amante,
les bocages s’ouvrent
au vent de mes escarpins.
Dessus les camées du silence,
ruisselle le calice de ta beauté,
je me nourris de ton ombre,
de la divinité fervente de ta chair,
reviens hanter la chaleur de mes nuits,
reviens humer la sève de mon pertuis,
parfois, à ton évocation,
une larme tombe sur mon poignet.
Arrivée sous un chêne,
je m’assois pour contempler
l’hymne des vallons
qui se déroulent à mes pieds,
mais soudain,
le Désir me tenaille,
insidieux, féroce.
N’y tenant plus,
je m’effeuille lentement,
le vent me caresse,
je m’allonge dessus notre déesse Mère
face aux strophes des astres,
ma dextre erre
sur les haubans de mes seins,
je suce
la fleur de mes mamelons,
puis,
grisée par la houle de l’Impudeur,
je titille
le missel de mon clitoris,
tandis que ma senestre,
recouverte au préalable de ma salive,
s’enfonce
dedans les lys de mon vagin,
dans le delta de la Douceur
jusqu’
à
l’océan de ma matrice,
je recommence à maintes reprises
ce jeu si doux et si délicat,
je sanglote des orgues de liesse,
je hoquète, je geins, je crie ton nom de baptême,
ô ma Douce,
puis
la Splendeur de ma cyprine surgit,
j’en déguste les grains,
et
au gré des étamines de soleil,
ivre de mes blanches noces,
je recommence mon sacerdoce,
car
rien n’est plus magnifique au monde
que de célébrer
les rimes de notre amour et de la Féminité !
Sophie Rivière
Le soleil luit dessus
les eaux du Loir en ce mois de mai,
je me promène seule aujourd’hui,
car tu es partie à Paris
pour une affaire quelconque,
ô mon amante,
les bocages s’ouvrent
au vent de mes escarpins.
Dessus les camées du silence,
ruisselle le calice de ta beauté,
je me nourris de ton ombre,
de la divinité fervente de ta chair,
reviens hanter la chaleur de mes nuits,
reviens humer la sève de mon pertuis,
parfois, à ton évocation,
une larme tombe sur mon poignet.
Arrivée sous un chêne,
je m’assois pour contempler
l’hymne des vallons
qui se déroulent à mes pieds,
mais soudain,
le Désir me tenaille,
insidieux, féroce.
N’y tenant plus,
je m’effeuille lentement,
le vent me caresse,
je m’allonge dessus notre déesse Mère
face aux strophes des astres,
ma dextre erre
sur les haubans de mes seins,
je suce
la fleur de mes mamelons,
puis,
grisée par la houle de l’Impudeur,
je titille
le missel de mon clitoris,
tandis que ma senestre,
recouverte au préalable de ma salive,
s’enfonce
dedans les lys de mon vagin,
dans le delta de la Douceur
jusqu’
à
l’océan de ma matrice,
je recommence à maintes reprises
ce jeu si doux et si délicat,
je sanglote des orgues de liesse,
je hoquète, je geins, je crie ton nom de baptême,
ô ma Douce,
puis
la Splendeur de ma cyprine surgit,
j’en déguste les grains,
et
au gré des étamines de soleil,
ivre de mes blanches noces,
je recommence mon sacerdoce,
car
rien n’est plus magnifique au monde
que de célébrer
les rimes de notre amour et de la Féminité !
Sophie Rivière