rivière
Maître Poète
Ma robe souligne le vin de ma Beauté
Ô ma Douce, respire ma robe courte transparente de tulle,
elle contient l’odeur de tes baisers, et souligne le vin de ma Beauté.
Les hommes ne connaissent pas la joliesse de nos bas de soie,
de nos porte-jarretelles, et de nos escarpins,
elle contient l’odeur de tes baisers, et souligne le vin de ma Beauté.
Les hommes ne connaissent pas la joliesse de nos bas de soie,
de nos porte-jarretelles, et de nos escarpins,
quand nous cheminons, auréolées de magnificence,
parmi les bocages, et les bois du Maine, appuyées contre
les paroisses de clarté de l’été, seules les poétesses saphiques nous
louent et nous vénèrent, tu devines sous les plis de mes vêtements
parmi les bocages, et les bois du Maine, appuyées contre
les paroisses de clarté de l’été, seules les poétesses saphiques nous
louent et nous vénèrent, tu devines sous les plis de mes vêtements
les donjons de mes seins pigeonnants et lourds, et
la principauté de ma Fourrure que ta langue et tes paumes glorifient
sans cesse. Avant de te connaître, je vivais seule
dans une métairie, j’ignorais tout des psaumes de ma Volupté,
la principauté de ma Fourrure que ta langue et tes paumes glorifient
sans cesse. Avant de te connaître, je vivais seule
dans une métairie, j’ignorais tout des psaumes de ma Volupté,
et de nos baisers sublimes, je t’ai rencontrée un jour de mai dernier,
au bourg, alors que je me rendais au marché, tu faillis me renverser
avec ta voiture, tremblante et confuse, tu m’emmenas dans ta maison,
située non loin de là, tu m’examinas, puis, rassurée,
au bourg, alors que je me rendais au marché, tu faillis me renverser
avec ta voiture, tremblante et confuse, tu m’emmenas dans ta maison,
située non loin de là, tu m’examinas, puis, rassurée,
tu déposas sur mes lèvres les roses d’un baiser que je te rendis,
ragaillardie et émue, soudain, attisée par les flammes
de ma Chair si belle, et si pure, tu ôtas mes vêtements,
tu fis de de même, je te laissai faire, émue par mes premiers émois,
ragaillardie et émue, soudain, attisée par les flammes
de ma Chair si belle, et si pure, tu ôtas mes vêtements,
tu fis de de même, je te laissai faire, émue par mes premiers émois,
le coeur battant la chamade, tu me gamahuchas des heures durant,
je gémis, je râlai des assonances de Grâce, pendue à tes mamelons,
et je devins ta Femme pour l’éternité, ô ma Déesse.
Tu dors encore, dessus l’ivoire de notre couche tandis que
je gémis, je râlai des assonances de Grâce, pendue à tes mamelons,
et je devins ta Femme pour l’éternité, ô ma Déesse.
Tu dors encore, dessus l’ivoire de notre couche tandis que
dans l’émeraude de la prée, dessus le baldaquin des mousses,
je ramasse pour toi des hyacinthes et des lys que je t’offrirai
à mon retour, agenouillée, nimbée de Splendeur,
ma longue chevelure d’ébène brillera dans l’eau du matin,
je ramasse pour toi des hyacinthes et des lys que je t’offrirai
à mon retour, agenouillée, nimbée de Splendeur,
ma longue chevelure d’ébène brillera dans l’eau du matin,
tu me posséderas, tu me tiendras, nue comme toi, haletante et sauvage contre toi,
face au au beffroi de mon Désir, face à mes paupières mi-closes,
et à mes sens inapaisés, je gémirai, je psalmodierai des soupirs de tendresse,
et tu me conduiras jusqu’au spasme suprême !
face au au beffroi de mon Désir, face à mes paupières mi-closes,
et à mes sens inapaisés, je gémirai, je psalmodierai des soupirs de tendresse,
et tu me conduiras jusqu’au spasme suprême !
Sophie Rivière