fil2fer
Poète libéré
Ma prière.
Je te pardonne
De croire en dieu
En la Madone
Et donc aux cieux.
Rien à redire
Sur ton ciel bleu
Et son empire
Si merveilleux.
Point de reproche
Quand tu souris
Au chant des cloches
De Jésus Christ.
Ou quand sa tranche
Fraîche de pain
Est sur ta planche
Au quotidien.
Je fais silence
Face à ta foi
Qui est, je pense,
Chemin en croix,
Fait de nos routes,
Des opposés
Venues, sans doute,
Pour se croiser.
Je te pardonne
Oh ! Cher ami
Quand tu fredonnes
« Eli, Eli… »
Mais je me flatte
Que le ciel m’ait
De longue date
Abandonné.
Alors pardonne
Aussi mon vieux
Si j’ai personne
Au fond des yeux
Quand j’entre au temple.
Rien dans les yeux
Quand je contemple
Ton ciel radieux.
Car rien n’empêche
Que coule en moi
Comme une eau fraîche
Ma bonne foi,
Et mille douces
Pensées, crois-moi,
Qui font des pousses
Aussi pour toi.
Fil2fer, le 28/09/2012.
Lueur d’espoir …
Je te pardonne
De croire en dieu
En la Madone
Et donc aux cieux.
Rien à redire
Sur ton ciel bleu
Et son empire
Si merveilleux.
Point de reproche
Quand tu souris
Au chant des cloches
De Jésus Christ.
Ou quand sa tranche
Fraîche de pain
Est sur ta planche
Au quotidien.
Je fais silence
Face à ta foi
Qui est, je pense,
Chemin en croix,
Fait de nos routes,
Des opposés
Venues, sans doute,
Pour se croiser.
Je te pardonne
Oh ! Cher ami
Quand tu fredonnes
« Eli, Eli… »
Mais je me flatte
Que le ciel m’ait
De longue date
Abandonné.
Alors pardonne
Aussi mon vieux
Si j’ai personne
Au fond des yeux
Quand j’entre au temple.
Rien dans les yeux
Quand je contemple
Ton ciel radieux.
Car rien n’empêche
Que coule en moi
Comme une eau fraîche
Ma bonne foi,
Et mille douces
Pensées, crois-moi,
Qui font des pousses
Aussi pour toi.
Fil2fer, le 28/09/2012.
Lueur d’espoir …
Il est peu étoilé
Le ciel de mes croyances
Tant de lois ont foulé
Du pied mon innocence
Je n’ai plus aujourd’hui
Envie de révérence
Car j’ai même éconduit
Mes chères espérances.
Je ne crois pas en dieu
Je suis trop terre à terre
Donc là-haut dans les cieux
Rien ne m’est un mystère
Ce n’est qu’un champ de grains,
Qui poussent en tempêtes,
Et rend le ciel chagrin
Et me mouille la tête.
Quand je lève les yeux
Pour une fois énième
Cherchant au fond des cieux
Si un dieu s’y promène
J’ai, sans mauvaise foi,
Une vision, rien qu’une.
Je crois ce que je vois
Donc je crois en la lune.
Je ne crois pas non plus
Aussi j’ai passé l’âge
Qu’un politique élu
Soit un grand personnage
Il vend son baratin
Comme un casseur d’assiettes
Et nous loin du gratin
Nous picorons ses miettes.
Et je crois encor’ moins
A la nature humaine
Qui jure en faux témoin
A l’amour pas la haine
Et qui me tend la main
Pour me faire les poches
Et qui retend la main
Pour coller des taloches.
Mon dégoût est réel
Quand je vois la justice
Des pires criminels
Se rendre aussi complice
Quand l’avocat marron
C’est la nouvelle mode
Ouvre en grand la prison
En détournant le code.
Jamais plié en deux
Je me plis donc en quatre
Pour dénoncer tous ceux
Qui viennent pour nous battre.
Et qui planent là haut
Bien au dessus des foules
Courent vers le canot
Lorsque le bateau coule.
Et cela m’est mortel
Moi qui désirais vivre
En pépère éternel.
Mais brillant comme un cuivre
Dans mon ciel des amours
Flotte ta belle étoile,
Pour ça … Je crois toujours,
A ma vie idéale.
Fil2fer le 25/09/2012.
A mort la vie.
La vie est une crainte
Qui conduit à ta perte !
Où tu ne seras pas
Jamais ne poussera
Ma prairie d’herbe verte.
Car si tu me désertes ?
Car si la vie t’esquinte ?
Car c’est la maladie
Qui de ses crocs de bête
Viendrait se restaurer.
Viendrait te dévorer
Des pieds jusqu’à la tête,
Et ronger ton squelette.
Alors : « A mort la vie ».
C’est aussi la folie
Tes cheveux en bataille.
Quand siffle le clairon
Allons enfants, allons…
Alors pour des médailles
Alors sous la mitraille.
Alors : « A mort la vie ».
Et puis, c‘est l’homélie
Comme un mauvais message.
L’envie d’un vieux monsieur,
Qu’on a flanqué aux cieux,
Qui voudrait, sans partage,
T’asseoir sur son nuage,
Alors : « A mort la vie ».
Toute une panoplie
De choses angoissantes,
Qui feraient que tu sois
Où moi je ne suis pas,
Que tu fus la passante
Un instant ravissante
Et puis : « A mort la vie ».
Voici donc mes phobies,
Munch qui crie dans ma tête,
Quand je vois le destin
N’être qu’un assassin
Qui frappe à l’aveuglette
Ou t’attend, ou te guette.
Et puis « A mort la vie ».
Fil2fer le 20/09/2012.
C’est qui qui ?
Qui est-ce qui
A ses épines
Et qui clopine
Chaque aujourd’hui ?
Quand ces piquants
Aux pieds la blessent
Au cœur l’agressent
Et tout le temps !
Qui est-ce qui
En chie, parole,
Mais qui rigole
Mais qui sourit ?
Qui va battant
Son cœur malade
Qui pétarade
Loin des vingt ans !
Qui est-ce qui
A dans la vie
Des tas d’envies
Pas rikiki
Qui veut croquer
Et dans la pomme
Et puis dans l’homme
Quitte à choquer.
Qui a perdu
Dans son vestiaire
Le dictionnaire
Des vrais faux culs ?
Sort ses gros mots
Qu’on aime entendre
Et fait l’esclandre
A un chameau ?
Qui est-ce qui
Avec l’air de …
Peut dire merde
Mais sait aussi
Sans compromis
En criant même
Dire je t’aime
A ses amis.
Et qui, exquis,
Bat des paupières
D’une manière
Qui m’a conquis ?
C’est le portrait
D’une copine,
Tout toi, Sabine
Toi, trait pour trait.
Fil2fer, le 04/10/2012.
Le ciel de mes croyances
Tant de lois ont foulé
Du pied mon innocence
Je n’ai plus aujourd’hui
Envie de révérence
Car j’ai même éconduit
Mes chères espérances.
Je ne crois pas en dieu
Je suis trop terre à terre
Donc là-haut dans les cieux
Rien ne m’est un mystère
Ce n’est qu’un champ de grains,
Qui poussent en tempêtes,
Et rend le ciel chagrin
Et me mouille la tête.
Quand je lève les yeux
Pour une fois énième
Cherchant au fond des cieux
Si un dieu s’y promène
J’ai, sans mauvaise foi,
Une vision, rien qu’une.
Je crois ce que je vois
Donc je crois en la lune.
Je ne crois pas non plus
Aussi j’ai passé l’âge
Qu’un politique élu
Soit un grand personnage
Il vend son baratin
Comme un casseur d’assiettes
Et nous loin du gratin
Nous picorons ses miettes.
Et je crois encor’ moins
A la nature humaine
Qui jure en faux témoin
A l’amour pas la haine
Et qui me tend la main
Pour me faire les poches
Et qui retend la main
Pour coller des taloches.
Mon dégoût est réel
Quand je vois la justice
Des pires criminels
Se rendre aussi complice
Quand l’avocat marron
C’est la nouvelle mode
Ouvre en grand la prison
En détournant le code.
Jamais plié en deux
Je me plis donc en quatre
Pour dénoncer tous ceux
Qui viennent pour nous battre.
Et qui planent là haut
Bien au dessus des foules
Courent vers le canot
Lorsque le bateau coule.
Et cela m’est mortel
Moi qui désirais vivre
En pépère éternel.
Mais brillant comme un cuivre
Dans mon ciel des amours
Flotte ta belle étoile,
Pour ça … Je crois toujours,
A ma vie idéale.
Fil2fer le 25/09/2012.
A mort la vie.
La vie est une crainte
Qui conduit à ta perte !
Où tu ne seras pas
Jamais ne poussera
Ma prairie d’herbe verte.
Car si tu me désertes ?
Car si la vie t’esquinte ?
Car c’est la maladie
Qui de ses crocs de bête
Viendrait se restaurer.
Viendrait te dévorer
Des pieds jusqu’à la tête,
Et ronger ton squelette.
Alors : « A mort la vie ».
C’est aussi la folie
Tes cheveux en bataille.
Quand siffle le clairon
Allons enfants, allons…
Alors pour des médailles
Alors sous la mitraille.
Alors : « A mort la vie ».
Et puis, c‘est l’homélie
Comme un mauvais message.
L’envie d’un vieux monsieur,
Qu’on a flanqué aux cieux,
Qui voudrait, sans partage,
T’asseoir sur son nuage,
Alors : « A mort la vie ».
Toute une panoplie
De choses angoissantes,
Qui feraient que tu sois
Où moi je ne suis pas,
Que tu fus la passante
Un instant ravissante
Et puis : « A mort la vie ».
Voici donc mes phobies,
Munch qui crie dans ma tête,
Quand je vois le destin
N’être qu’un assassin
Qui frappe à l’aveuglette
Ou t’attend, ou te guette.
Et puis « A mort la vie ».
Fil2fer le 20/09/2012.
C’est qui qui ?
Qui est-ce qui
A ses épines
Et qui clopine
Chaque aujourd’hui ?
Quand ces piquants
Aux pieds la blessent
Au cœur l’agressent
Et tout le temps !
Qui est-ce qui
En chie, parole,
Mais qui rigole
Mais qui sourit ?
Qui va battant
Son cœur malade
Qui pétarade
Loin des vingt ans !
Qui est-ce qui
A dans la vie
Des tas d’envies
Pas rikiki
Qui veut croquer
Et dans la pomme
Et puis dans l’homme
Quitte à choquer.
Qui a perdu
Dans son vestiaire
Le dictionnaire
Des vrais faux culs ?
Sort ses gros mots
Qu’on aime entendre
Et fait l’esclandre
A un chameau ?
Qui est-ce qui
Avec l’air de …
Peut dire merde
Mais sait aussi
Sans compromis
En criant même
Dire je t’aime
A ses amis.
Et qui, exquis,
Bat des paupières
D’une manière
Qui m’a conquis ?
C’est le portrait
D’une copine,
Tout toi, Sabine
Toi, trait pour trait.
Fil2fer, le 04/10/2012.