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Ma liberté

caroline62100

Nouveau poète
Arbres aux fruits secs de la pauvreté
Ayant bien faillit finir aux oubliettes
Lors d’une soirée spéciale branlette
Aux télés affichant encore en crypté
Nos égéries pornostars, aux seins potelés,
Écartelées par les manches de la banalité
Se distordant seulement dans la vulgarité,
Faites bien de moi ce que vous voudrez
Tellement la cruauté de votre cathédrale
S’évertue à vouloir me subtiliser ma liberté
Pour voir jusqu’où cela pourra me faire mal.

Vierges de métal aux sourires synthétiques
Devant votre seigneur brave et vampirique,
Dealeur de croisades, et clous, omniprésent
Au rayon de la reniflette et sang coagulé,
Dont, pour votre bonheur, reste important
De contourner cette insalubre mendicité
De peur d’y retrouver votre bénédicité,
Faites bien de moi ce que vous voudrez
Tellement la cruauté de votre cathédrale
S’évertue à vouloir me subtiliser ma liberté
Pour voir jusqu’où cela pourra me faire mal.

Minutes spatiales entre un péché buccal,
À la vigueur subtile exemplaire animale,
Et des bouches aux mâchoires mouillées
Devant un manoir offert, aux murs souillés
De graffitis baignant d’encres détrempées
Pour faire tomber d’un ciel vert vaporeux
Une ritournelle d’étoiles au fond des yeux,
Faites bien de moi ce que vous voudrez
Tellement la cruauté de votre cathédrale
S’évertue à vouloir me subtiliser ma liberté
Pour voir jusqu’où cela pourra me faire mal.

Zèbres aveuglant aux couleurs négatives
Au ventre abondant d’acidité interrogative
Recherchant leurs intimidées prérogatives
Pour dessiner une vague infinie définitive
Servant aux sentimentaux de locomotive
Piétinant l’autoroute de la routine punitive
À l’accès pas plus gros qu’un noyau d’olive,
Faites bien de moi ce que vous voudrez
Tellement la cruauté de votre cathédrale
S’évertue à vouloir me subtiliser ma liberté
Pour voir jusqu’où cela pourra me faire mal.

Carnes carnivores à veines pleines de cocaïne
Que vous prenez comme une douce vitamine,
Aux regards lumineux quand tombe en hiver
Des flocons cendrés de particules nucléaires
Avec lesquels de très jeunes enfants se battent
Pour oublier cette ignorance fertile si terrifiante
Les emmitouflant dans leur polaire en amiante,
Faites bien de moi ce que vous voudrez
Tellement la cruauté de votre cathédrale
S’évertue à vouloir me subtiliser ma liberté
Pour voir jusqu’où cela pourra me faire mal.

Globes exagérés par rapport aux estomacs
Que fréquentent du foutre et quatre repas,
À la vie aussi trépidante que celle de ce doigt
Grâce auquel l’univers entier nous appartient
En se mettant à flotter, tel du bois en rondin,
Sur un fleuve où semble vouloir fleurir l’ennui
Tant le silence y est un cercueil de vos nuits,
Faites bien de moi ce que vous voudrez
Tellement la cruauté de votre cathédrale
S’évertue à vouloir me subtiliser ma liberté
Pour voir jusqu’où cela pourra me faire mal.

Journalistes impopulaires aux bouées de mots
Et d’odeurs aussi violentes qu’un brie de maux
À la grasse texture que mordillent des vertiots
Se déplaçant comme des machines bipèdes
Aux trois bras levés pour d’avantage se diriger
Vers leurs désirs imprononçables qui obsèdent,
Des gorges enflammées crasseuses exténuées
Aux extraits d’expériences excités par des sexes,
Aux extases extrêmes etcétéra en matière d’ex,
Faites bien de moi ce que vous voudrez
Tellement la cruauté de votre cathédrale
S’évertue à vouloir me subtiliser ma liberté
Pour voir jusqu’où cela pourra me faire mal.
 
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