rivière
Maître Poète
Ma chair a besoin de l’autel de tes paumes
Je me promène,
dessus
les corolles des blés,
dessus
l’ombre des fougères,
je dédie au matin,
ô mon Epousée,
l’orgue de tes sourires
quand tu t’éveilles,
fraîche et gracieuse.
Je revois
les lys de tes seins
sur
la
clarté
de mes seins
dans
la
pénombre de
notre couche.
Tu es partie hier à la ville
pour quelque affaire,
mon cœur
bat à ton évocation,
et cette nuit,
j’ai pris comme talisman
contre mon cœur
ta nuisette transparente,
pour
m’abandonner
aux ivresses de ton parfum,
aux rayons de ta nudité.
Ma chair a besoin
de l’autel de tes paumes,
du nectar de ta rivière d’amour,
ma Douce,
ma robe de lin
se soulève
aux
rires du souffle,
mais
je n’ai que faire de ces détails,
je crie le flux et le reflux
de nos sangs
au
gré de mes errances,
au
gré des rivages de ta magnificence,
je rentre en notre borde,
et soudain, j’aperçois au loin
le baiser de ta douceur,
l’azur virginal de ton regard.
Les cyprès m’imitent,
les asphodèles
évoquent
l’arche de ta splendeur.
Je viens vers toi,
humble et tremblante,
alors que bruissent
les scansions de mes escarpins,
et
par
les cierges de ta Grâce,
je te murmure l’hymne de notre union
avec,
face
aux blanches asphodèles,
les quatrains de ta pureté.
Sophie Rivière
Je me promène,
dessus
les corolles des blés,
dessus
l’ombre des fougères,
je dédie au matin,
ô mon Epousée,
l’orgue de tes sourires
quand tu t’éveilles,
fraîche et gracieuse.
Je revois
les lys de tes seins
sur
la
clarté
de mes seins
dans
la
pénombre de
notre couche.
Tu es partie hier à la ville
pour quelque affaire,
mon cœur
bat à ton évocation,
et cette nuit,
j’ai pris comme talisman
contre mon cœur
ta nuisette transparente,
pour
m’abandonner
aux ivresses de ton parfum,
aux rayons de ta nudité.
Ma chair a besoin
de l’autel de tes paumes,
du nectar de ta rivière d’amour,
ma Douce,
ma robe de lin
se soulève
aux
rires du souffle,
mais
je n’ai que faire de ces détails,
je crie le flux et le reflux
de nos sangs
au
gré de mes errances,
au
gré des rivages de ta magnificence,
je rentre en notre borde,
et soudain, j’aperçois au loin
le baiser de ta douceur,
l’azur virginal de ton regard.
Les cyprès m’imitent,
les asphodèles
évoquent
l’arche de ta splendeur.
Je viens vers toi,
humble et tremblante,
alors que bruissent
les scansions de mes escarpins,
et
par
les cierges de ta Grâce,
je te murmure l’hymne de notre union
avec,
face
aux blanches asphodèles,
les quatrains de ta pureté.
Sophie Rivière