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ma bouteille à moi.

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion ecum
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ecum

Nouveau poète
Passage obligé de l'oubli. Les flammes de l'enfer sont souffrance et douleur
Que l'on éteint d'un verre puis deux et les bouteilles y passent, Jusqu'à être las.

Compagne fluide qui brûle ma gorge
Qui refroidit ma peine
Qui m'emmène d'un trait vers mes entrailles
Je coule avec elle au plus profond de moi-même

Elle me console et m'assomme
Elle me pardonne et m'ordonne
En un mot, je la consomme

Dans une ivresse d'un hiver blanc ou tout est noir
Les flocons sont mes larmes triste et froide
Ils glissent vers l'intérieur de moi–même
Et refroidissent la chaleur d'un réconfort qui n'est plus

Je voie se mêler dans ce tourbillon d'émotion
Colères, enfer, paradis...toute une panoplie pas très polie
Eh hop !! Et hic ! Deux pas en oblique

L'œil du cyclone conique de ma bouteille à moi
Emprisonne, étrangle ma vie dans une cage de verre
D'ou j'aperçois ma soif

Je hic ! Et glisse à chaque gorgée
Je descends doucement mais sûrement
Je m'accroche et je m'en fonce je m'efface
Entraîner au large par le remous d'un passé

Au milieu du pavé en plein tempête intérieur, je tangue
Je m'assoie, me relève, je parle à haute voix
Aux pigeons, passants même à moi
Mais ! hic hoc, je tiens le cape sans chaloupé

Ma bouteille me tiens comme bouée à chaque cloche pied
J'ai prie l'eau mais personne ne voie l'homme à la mer
Je me noie dans ma liqueur amère au goût suicidaire

Je tomberai brisé sans main tendu ni mal entendu
Je hic ! Aller encore une dernière gorgée
Il faut que cela s'arrose et se termine étendu
Dans l'éloge de l'ivresse d'un cœur. perdu
 
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