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Ma bien-aimée, mon faon de joie

rivière

Maître Poète
Ma bien-aimée, mon faon de joie

Te souviens-tu, ma bien-aimée,
mon faon de joie,
du jour où le cœur battant
je te déclarai ma flamme,


je n’avais que seize ans et toi vingt.
La lune éclairait nos visages,
tes boucles d’oreille
cliquetaient dans la quiétude des bocages,

ta tunique de cotonnade
flottait dans la brise.
Nous étions seules au monde.
A mon annonce,


tu m’attiras contre toi,
transportée d’allégresse,
je sentis la douceur de tes lèvres
contre les miennes,


tu me couchas lentement
sur la prairie parsemée de senteurs estivales
parmi l’oriflamme des violettes,
tes beaux bras blancs m’enveloppèrent,


et tu me susurras
d’une voix étranglée :
- « moi aussi je t’aime,
maintenant prends-moi »,


et
j’enlevai le voile de tes parures
au
gré de notre corps-à-corps émerveillé.


Depuis ces instants féériques,
j’ai appris avec toi
le goût et le parfum de ta peau
que chantent les oiseaux,


et le péan d’une fleur de rosée
quand survient l’aurore.
Nous vivons dans ton gynécée,
et tu es plus belle de jour en jour,


toi
qui conjugues si bien le mot féminin
aux
fanaux de notre félicité !


Sophie Rivière
 
Dernière édition:
Merci beaucoup pour votre gentillesse et vos encouragements.

Sophie
 
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