wolf49
Nouveau poète
Elle était déchaussée, elle était décoiffée,
Assise, les pieds nus, parmi les jours penchants;
Moi qui passait par-là, je crus voir une fée:
Et je lui dis: Veux tu t'en venir dans les champs?
Elle me regarda de ce regard suprême,
Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,
Et je lui dis: Veux tu, c'est le mois ou l'on aime,
Veux tu t'en aller sous les arbres profonds?
Elle essuya ses pieds à l'herbe rive;
Elle me regarda pour la seconde fois,
Et la belle folâtre alors devint pensive.
Oh! Comme les oiseaux chantaient au fond des bois !
Comme l'eau caressait doucement le rivage,
Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts,
La belle fille heureuse, effarée et sauvage,
Ses cheveux dans ses yeux, et souriant au travers.
Assise, les pieds nus, parmi les jours penchants;
Moi qui passait par-là, je crus voir une fée:
Et je lui dis: Veux tu t'en venir dans les champs?
Elle me regarda de ce regard suprême,
Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,
Et je lui dis: Veux tu, c'est le mois ou l'on aime,
Veux tu t'en aller sous les arbres profonds?
Elle essuya ses pieds à l'herbe rive;
Elle me regarda pour la seconde fois,
Et la belle folâtre alors devint pensive.
Oh! Comme les oiseaux chantaient au fond des bois !
Comme l'eau caressait doucement le rivage,
Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts,
La belle fille heureuse, effarée et sauvage,
Ses cheveux dans ses yeux, et souriant au travers.