Polymnie2
Maître Poète

dessin de poly
Mémorial
Une cérémonie qui vous plonge dans
Une autre sphère
Au sommet d’une colline,
Entouré de tous les vents, un silence qui tue !
La tragédie de Meilhan (dans le Gers)
Je n’y reviendrai jamais plus !
J’ai écrit en 2006 tous les ressentis
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Sonne la liberté secrète des Maquis
Et gronde le piège sur des rêves acquis
Pour la même cause, Patrie, l’Honneur sacré !
Corps disséminés en martyrs entrelacés
Que des gènes meurtrières ont massacrés.
-spectacle est suaire, drame dédicacé -
Sur la terre de sang s’étire le linceul
Du jeune et moins jeune et jusqu’au plus âgé ;
Sous le bleu azuré le rouge vif demeure !
Larmes même sont sang dans les regards figés.
La désolation seule, escorte la douleur !
Et tremblent les lèvres sur visages endeuillés
Devant le tricolore à terre, étalé.
C’était hier, ce passé-présent criant silence !
Silence de morts respire bouleversant
Car tenace est la vie même sans plus de sang,
Elle guette l’éther, mais reste en somnolence !
Pèse aujourd’hui encore l’ombre du souvenir
Du passé étouffé pour mieux le supporter !
En la douleur ancrée vit le ressuscité,
En commémoration, semble revenir.
L’Etendard au repos recouvre le parterre,
L’immense cimetière se redresse béant
En toute liberté ouverte aux quatre vents
Pour que l’homme sache le vécu de leur père.
Règne une sensation étrange, inexplicable,
Ce vide désert, poignant, est incomparable !
C’est le Silence des Défunts toujours errants
Si pesant, vous étreint extirpe votre sang.
Il s’écoute mais comme une aurore vos parle,
Pieux murmure silencieux tout entier vous habite
En ce lieu où renaît tout le bien, tout le mal !
En va-et-vient l’occulte en encensoir s’agite
Laissant sur l’atmosphère une vive émotion !
Terre de recueille fleurie de dévotion
Où nos regards baissés, d’un trait se surélèvent
Pour ne pas renverser le cristal de nos rêves,
Faire un tête-à-tête pour voir la vie en face,
Ouvrir le Grand Livre, Droit Canon en préface.
Polymnie2 , Novembre 2006
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