isa90
Maître Poète
Mélancolie des Espérés
On entend le soir venu, les rêves crier
comme la première voix d' un nourrisson.
On trouve parfois un coin de lumière prier
avant de se perdre dans un dernier frisson.
Mais le jour arrive avec son lot d’habitudes
Qui secouent le tapis de poussières de lune
Quand les fantasmes égarés dans la plénitude
se faufilent sous le ciel des chuchotements nocturnes.
On marche sur les pas essoufflés par la mélancolie
craquant un silence sous chaque soupir innocent.
On voit le ciel mordre dans l’Horizon démoli,
et voilà qu' Apollon tire un grand œil rouge sang .
Les spasmes de Venus n’éclairent plus les soirs d’hiver
Ses cheveux d’or ternis par le poids du temps démuni
Se cassent sous le peigne des amours éphémères, amers
Qui sombrent et s’évanouissent dans le trou noir de l’oubli
On déambule entre les lignes, tel un parfum anonyme
qui parfume nos années à la sentence d’amnésie.
On comprend que nos plumes ont commis des crimes
en tuant des mots dans l' hécatombe des poésies.
Et dans le cimetière des phrases tues, le verbe mis à nu
Tressaille sous le manteau de l’automne où les feuilles jaunies
Recouvrent une à une les tombes des nombreux poètes disparus
las de chercher la muse désinvolte sous les draps de l'envie.
On s’assoit à l’ombre noire du plus grand arbre
espérant que sa robe du printemps nous protège.
On perd alors dans le repos des dalles de marbres
ce vœu qui consume la mèche courte de ce cierge.
Alors laissons la fumée emporter nos pensées
Dans l’espace intemporel des auteurs maudits
Quand d’une rature griffée à l’encre souillée
L’osmose de nos muses enlacées s’évapore dans l’infini.
isa90 et misternone
On entend le soir venu, les rêves crier
comme la première voix d' un nourrisson.
On trouve parfois un coin de lumière prier
avant de se perdre dans un dernier frisson.
Mais le jour arrive avec son lot d’habitudes
Qui secouent le tapis de poussières de lune
Quand les fantasmes égarés dans la plénitude
se faufilent sous le ciel des chuchotements nocturnes.
On marche sur les pas essoufflés par la mélancolie
craquant un silence sous chaque soupir innocent.
On voit le ciel mordre dans l’Horizon démoli,
et voilà qu' Apollon tire un grand œil rouge sang .
Les spasmes de Venus n’éclairent plus les soirs d’hiver
Ses cheveux d’or ternis par le poids du temps démuni
Se cassent sous le peigne des amours éphémères, amers
Qui sombrent et s’évanouissent dans le trou noir de l’oubli
On déambule entre les lignes, tel un parfum anonyme
qui parfume nos années à la sentence d’amnésie.
On comprend que nos plumes ont commis des crimes
en tuant des mots dans l' hécatombe des poésies.
Et dans le cimetière des phrases tues, le verbe mis à nu
Tressaille sous le manteau de l’automne où les feuilles jaunies
Recouvrent une à une les tombes des nombreux poètes disparus
las de chercher la muse désinvolte sous les draps de l'envie.
On s’assoit à l’ombre noire du plus grand arbre
espérant que sa robe du printemps nous protège.
On perd alors dans le repos des dalles de marbres
ce vœu qui consume la mèche courte de ce cierge.
Alors laissons la fumée emporter nos pensées
Dans l’espace intemporel des auteurs maudits
Quand d’une rature griffée à l’encre souillée
L’osmose de nos muses enlacées s’évapore dans l’infini.
isa90 et misternone