Juste Lenoir
Poète libéré
Dans le jardin de sa vie
Une jolie fleur a été cueillie
Elle fût un jour écrasée
Par la bestialité
Au printemps de sa jeunesse
La plante poussait en candeur
Cachée la créature aux abois sentant la fraîcheur
Avance et attrape la fragile rose qu'elle blesse
L'ignoble animal qui a approché là
N'a d'appétit que pour la pureté
La douceur et la grâce qu'il voit
Qu'il envisage dans sa rapacité
Rien n’empêchera le monstre venu
D'atteindre et d'immoler sa victime
Ne reste qu'un corps qui s’abîme
Une silhouette, une ombre devenue
Petite enfant, dans les limbes perdue
En nos âmes tu es descendue
Tu restes aux cœurs blessés désormais
Gamine insouciante à jamais