Yen95
Poète libéré
J’ai entendu de la colère,
de l’indignation,
du désarroi.
Là où je ne ressens que de la résignation.
Ils s’insurgent,
je subis.
De l’incompréhension
pour ce qui ne se vit pas,
aux paroles prononcées,
aux actes manqués,
aux refus de protéger.
Moi, je souris.
Pas un sourire joyeux,
non.
Un sourire entendu,
contenu,
triste.
On me souffle de déposer les armes du quotidien,
de laisser le temps refermer doucement ses mains
sur mes heures fatiguées.
Mais je refuse de faire halte,
prisonnière d’une culpabilité
que je porte comme un manteau trop lourd,
convaincue que le repos
est un luxe
que je ne mérite pas.
Alors je reste debout,
même lorsque tout en moi
supplie enfin de céder.
Je me tiens,
comme si tomber une fois de plus
signifiait ne jamais pouvoir me relever.
Et alors j’avance,
jusqu’au jour où il ne restera de moi
qu’un silence trop fatigué
pour continuer à lutter.
de l’indignation,
du désarroi.
Là où je ne ressens que de la résignation.
Ils s’insurgent,
je subis.
De l’incompréhension
pour ce qui ne se vit pas,
aux paroles prononcées,
aux actes manqués,
aux refus de protéger.
Moi, je souris.
Pas un sourire joyeux,
non.
Un sourire entendu,
contenu,
triste.
On me souffle de déposer les armes du quotidien,
de laisser le temps refermer doucement ses mains
sur mes heures fatiguées.
Mais je refuse de faire halte,
prisonnière d’une culpabilité
que je porte comme un manteau trop lourd,
convaincue que le repos
est un luxe
que je ne mérite pas.
Alors je reste debout,
même lorsque tout en moi
supplie enfin de céder.
Je me tiens,
comme si tomber une fois de plus
signifiait ne jamais pouvoir me relever.
Et alors j’avance,
jusqu’au jour où il ne restera de moi
qu’un silence trop fatigué
pour continuer à lutter.