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L'usine

OLIVIERW

Maître Poète
L'usine,



Cheminées crevant l'épaisse voûte des nuages gris

Les murs de brique ont sur la peau, la couleur noire

De la misère, des mains fébriles tracent graffitis

Et slogans syndicaux, telles des voleuses chaque soir.

L'usine avale la multitude des travailleurs

Dans son ventre, le bruit des machines tonne dans la nuit

La cadence infernale sue et transpire l'odeur

Des heures de fatigue et les plaintes meurent sous la pluie.

Elle ouvre sa gueule béante au jour qui s'est levé

Evacuant son urine d'hommes sur les pavés

Ils retournent la tête basse, les épaules enfoncées

Dans leur détresse s'égaillant dans leur triste cité.

 
J'ai vécu dans les appartements d'un directeur d'usine ; mon terrain de jeu était la cour de l'usine
 
c'est Zola,
les usines d'aujourd'hui sont plus propres de l'extérieur mais je ne suis pas sur que les rapports humains soient meilleurs, "direction-salariers" et "salariers-salariers"
de ce que j'en ai vu les ouvriers on perdus bien plus que leurs droits, enfin je dis ça je n'étais pas là pour le voir peut être que l'homme ne ressemble qu'à l'homme et l'ouvrier qu'à l'ouvrier
 
J ai travaillé 35 ans dans une raffinerie qui a fermé il y a 5 ans, effectivement ce n'est plus tout à fait cela, beaucoup ont pleuré quand l'activité s'est brutalement interrompue.Mais il y a ici une vision très poétique de la chose décrite avec talent.
Merci en tout cas pour ce partage.
 
Il y a 35 ans en arrière c'était autre chose entraide, tu quittais l'école tu avais du boulot tout le monde bossais dans l'usine du coin bonne main d'oeuvre formée sur le tas et on vivait avec presque rien mais on vivait félicitations pour des souvenirs lointains qui resurgissent
 
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